En 29 jours, 1.067. 407 signatures sont recueillies pour réclamer la libération du président Laurent Gbagbo. Cet important dirigeant ivoirien, son épouse, son fils et de nombreux cadres Ivoiriens croupissent dans les prisons du nord du pays. Gbagbo et bon nombre de ses partisans sont détenus à Korhogo. Son épouse, Simone Ehivet Gbagbo, est incarcérée à Odienné, à l’ extrême nord et Michel Gbagbo, son fils, croupit dans les geôles à Bouna, à l’extrême Nord-Est. 

Au nombre des pétitionnaires qui se manifestent pour libérer Laurent Gbagbo, on note l’engagement des chefs de villages de Ferkessédougou, notamment ceux de Porgo, Watchali, Poulo, Bekavogo, Lafolo. Rappelons que Ferkessédougou est la ville natale du Premier ministre Guillaume Soro Kigbafori. Logiquement, des chefs de village du nord, fief de Ouattara, qui sont des personnes écoutées ne devaient pas être du lot des pétitionnaires quand on sait que Laurent Gbagbo a toujours été présenté par le Rdr comme l’homme qui n’aime pas les gens du Nord. Ouattara et son parti, le Rdr, l’ont tout le temps accusé d’être le bourreau des nordistes. Donc l’emprisonnement de Gbagbo et ses camarades dans les régions du Nord ne devaient pas émouvoir les populations du Nord et leurs chefs. Leur incarcération devrait, en revanche, les soulager. Mais si des chefs de villages prennent leur courage pour signer des pétitions afin de libérer Gbagbo, c’est que ces chefs désapprouvent l’emprisonnement de l’ex-Chef de l’Etat et ses camarades par le régime Ouattara et la France. A travers leurs signatures, ces chefs de village disent clairement à Ouattara qu’il a tort de mettre ses adversaires politiques en prison.
Benjamin Koré
Source : notrevoie
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