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100 JOURS DU RÉGIME OUATTARA : LA CÔTE D’IVOIRE AU FOND DE L’ABÎME. QUE DES DÉSOLATIONS!

100 JOURS DU RÉGIME OUATTARA : LA CÔTE D’IVOIRE AU FOND DE L’ABÎME. QUE DES DÉSOLATIONS!

Le miracle promis par Ouattara et ses alliés aux Ivoiriens a tout simplement tourné au cauchemar. Plus de 100 jours après sa prise du pouvoir par les armes, la Côte d’Ivoire est au fond de l’abîme. Ce pourquoi la France, l’Onu, les Usa et la coalition européenne -dont le rôle est de faire des coups d’Etat en Afrique- sont venus bombarder le pays. Ouattara a trompé les Ivoiriens, y compris ses propres partisans, pour justifier le putsch du 11 avril 2011 contre Laurent Gbagbo.
Voici son triste bilan à mi-parcours, après 100 jours:

La haine et la méchanceté contre d’autres Ivoiriens

Le premier acte que Ouattara a posé dans les minutes qui ont suivi le coup d’Etat perpétré à son profit par l’Armée française, ce 11 avril noir de l’an 2011, c’est d’assouvir sa haine longtemps contenue et sa soif de vengeance contre d’autres Ivoiriens, en commençant par Laurent Gbagbo et ses proches. En effet, ses adversaires politiques ont été arrêtés, torturés et placés dans des camps de concentration et de déportation au Nord où ils sont humiliés et maltraités chaque jour. Leurs avoirs ont été gelés pour le priver de ressources dans le but de les affamer et de fragiliser leurs familles. Si les plus illustres sont encore en vie, en prison, qui dira un jour le nombre des militants Fpi, Lmp et sympathisants de Gbagbo qui ont été assassinés, sommairement exécutés et jetés aux vautours ? On n’a jamais vu en Côte d’ivoire une telle poussée de haine à la suite de l’arrivée d’un homme au pouvoir. Pour échapper à la furia de Ouattara, des milliers d’Ivoiriens ont dû fuir leur pays pour se réfugier à l’extérieur. Mais ils n’ont pas de répit car ce sont des mandats d’arrêt internationaux qui sont lancés contre eux, dès qu’ils sont accusés sans preuves de vouloir faire un coup d’Etat contre Ouattara de leur pays d’accueil.
Vols et pillages, sans précédent
Un autre point qu’on retient du bilan de Ouattara, ce sont les vols et les pillages orchestrés par ses ex-rebelles pendant la crise postélectorale. Bien entendu, pour préserver l’image déjà pâle de son régime illégalement parvenu à ses tristes fins, le dictateur sans pitié n’a pas trouvé mieux que d’inculper Laurent Gbagbo et ses proches de crimes économiques. Tout le monde sait que les pillages, le saccage des résidences des personnes ciblées, les vols en masse accompagnés de braquage de tous ordres ont été le fait des Frci qui ont décidé de ‘’se payer sur le terrain’’. Aussi, ses éléments n’ont t-ils pas hésité à dévaliser tous les commerçants et autres boutiquiers sur leur passage. A ce jour, la commission que Ouattara fait semblant de mettre en place pour rechercher les véhicules des particuliers et de l’Etat volés par les Frci n’a pas restitué une seule voiture à son propriétaire. De nombreuses entreprises ont été prises pour cibles et dévastés par les hommes de Ouattara qui n’y ont épargné une aiguille. Laissant le tissu industriel du pays exsangue. Aujourd’hui, en dépit des déclarations qui font croire que tout va bien, les entreprises qui n’ont pas encore mis la clé sous le paillasson survivent en fait difficilement
Racket et saga des Frci (Forces pro-ouattara)
Le bilan de Ouattara, c’est la saga des désormais ex-Forces républicaines de Côte d’Ivoire Ivoire. Ces rebelles qu’on avait entretemps baptisés « Forces armées des Forces nouvelles » et qui ont été présentées par la France comme « Forces pro-Ouattara » pendant le coup d’Etat. On ne compte plus le nombre de personnes que ces hommes en armes ont assassinées, parfois simplement parce qu’elles portaient un tee-shirt à l’effigie de Laurent Gbagbo. On a exécuté des jeunes gens pour un simple paquet de cigarettes. Dans les régions du pays classées par le régime comme étant « favorables à Gbagbo », des hommes et de femmes ont été tués par les Frci pour leur « appartenance ethnique », ainsi que le confirme un rapport d’Amnesty international sur les massacres des 28 et 29 et 30 mars 2011 à Duékoué. Leurs familles pleurent encore. Des cadres et militants Lmp ont été enlevés avant d’être retrouvés morts. Quand de nombreuses personnes sont toujours portées disparues. A travers le pays, les Frci exigent des rançons allant jusqu’à 300.000 par mois à des villages entiers en prenant des innocents en otage. Si bien que les chefs de village et leurs populations, persécutés et menacés constamment de mort, sont obligés de fuir pour se cacher en brousse comme des animaux sauvages, pendant des semaines et des mois. Sur les routes du Pays, les Frci se livrent à un racket sans commune mesure avec ce qu’on a pu reprocher par le passé aux ex-Fds. Les automobilistes et les passagers sont obligés de payer systématiquement aux nombreux barrages « sauvages » et anarchiques. Les transporteurs et les commerçants font l’objet d’une extorsion de fonds éhontée de la part des hommes de Ouattara. Confus, le pouvoir, interpellé par les syndicats, a reconnu les méfaits des ses ex-rebelles et promis de « sanctionner » les fautifs. Mais rien n’a été fait. Les dérives continuent. Et les Ivoiriens souffrent, sous la menace des fusils des nouveaux maîtres qui ont choisi de régner par la terreur en réduisant tout un peuple au silence.
Des milliers de chômeurs attendent les «solutions»
On peut dire que l’espoir des jeunes et de femmes qui croyaient à la promesse des 400.000 emplois faite par Ouattara pour cette année 2011 s’est définitivement envolé. Au contraire, il a fait place aux angoisses et à la détresse des milliers de chômeurs victimes de la crise depuis le déclenchement de la rébellion en 2002 jusqu’au coup d’Etat d’avril 2011. Beaucoup de nouveaux sans emplois sont venus grossir le lot de ceux qui sont sur le carreau depuis longtemps et qui attendent que Ouattara tiennent ses promesses. Les entreprises sinistrées ont été obligées de licencier une partie de leurs effectifs. Dans cette grisaille, les personnes qui survivaient grâce aux maquis et autres petits commerces qui ont été détruits à Abidjan et ailleurs se retrouvent à la rue. Les jeunes qui espéraient s’insérer au terme des derniers concours d’entrée à la Fonction publique, à la police, à gendarmerie…n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Ignorant que l’administration est une continuité, Ouattara a fait annuler ces concours, sous le prétexte que « c’est Gbagbo qui les a organisés ». Une vision bien étriquée pour un homme qui veut diriger un pays.
100 jours de pouvoir Ouattara : Ouattara détruit les biens des Ivoiriens
Dans un pays où le secteur informel nourrit des millions de personnes, qui plus est au sortir d’une crise éprouvante qui a appauvri les populations, les petits commerces assurent la subsistance de millions d’âmes. Hélas, Ouattara ne sait pas que casser un maquis ou une boutique, c’est condamner des familles entières à la faim. Insensible, il a fait raser des dizaines de maquis et de petits commerces, sous le prétexte d’assainir le district d’Abidjan et de libérer les trottoirs occupés par les vendeurs ambulants. Aussi a-t-il fait procéder à la démolition systématique par des bulldozers des maquis et boutiques « mal situés », selon lui.
Or le phénomène de l’ « occupation du domaine public (Odp)» en Côte d’Ivoire est une réalité qui est étroitement associée à la survie des populations de toutes nos communes. Laurent Gbagbo, qui connaît bien son pays et son peuple, l’a si bien compris qu’il tentait de régler la question, dans la concertation, avec les acteurs du secteur et les autres partenaires sociaux. Mais il en a été empêché par la rébellion et le Rhdp qui lui ont mis les bâtons dans les roues pendant 9 ans. Ouattara, lui, a décidé des fermer les yeux pour tout casser, sans aucune pitié. Insensibles, Ouattara s’est jeté à bras raccourcis sur la Rue Princesse pour la mettre en pièces. Là où on aurait pu procéder par la sensibilisation des populations, tout en discutant des voies appropriées avec les propriétaires des commerces et des maquis « mal situés » en bordure de route, pour voir dans quelles mesures l’on aurait pu les réaménager ou les délocaliser, pour préserver les investissements, les moyens de subsistance et les biens des propriétaires. Tout en limitant les nuisances sonores et les autres désagréments. Sans doute, le régime Ouattara se vengeait-il là de Yopougon, la cité qui lui tient tête, en anéantissant l’un de ses symboles qui est devenu une curiosité touristique dont la renommée a franchis les frontières ivoiriennes. Une expression de haine, si tel était le cas. Toujours est-il que ce sont des centaines de millions de francs de biens qui ont été détruits par Ouattara. Les chefs de famille qui ne vivaient que de ces petites activités ont été ruinés. Les nombreuses personnes qui y travaillaient se retrouvent à la rue aujourd’hui. Pour les mairies qui ne s’en sortent qu’avec les taxes sur l’Occupation du domaine public (Odp), c’est une perte considérable en termes de recettes propres, par ces temps de disette. Il semble que, comme pour se moquer des victimes, le régime en place a promis 30.000F de dédommagement à chacun des propriétaires qui, eux, ont perdu des millions; ça, c’est du made in Ouattara.
Source: Le Temps
Par thruthway/lacotedivoirelavraie
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