Dossier Cellule44
Par Matthew Russell Lee, Exclusif
ONU,  8 avril, mise à jour– avec le résistant ivoirien Laurent Gbagbo d’Ivoire cerné après l’ action militaire de la France et de l’ONU dans le quartier Cocody d’Abidjan des documents internes du gouvernement français obtenus par Inner City Press et publiés en exclusivité aujourd’hui donnent une image des communications de la France avec la Mission l’ONUCI des Nations Unies, son analyse de la politique de Guillaume Soro, de la presse du Libéria et du Mali, et même sur le recyclage d’un diplomate français arrêté à New York comme nouveau consul général de France à San Francisco.
Dans le premier document, la Force française Licorne (Unicorn la France) a écrit au représentant spécial du Secrétaire général sur l’importation par  Gbagbo d’armes lourdes. Cliquez ici pour voir. Plus récemment, la France est accusée d’avoir violé l’embargo sur les armes en fournissant des armes aux forces de Alassane Ouattara.
Dans le troisième document, la France déplore l’échec d’une visite de trois chefs d’État africains à la Côte d’Ivoire, dont Obasanjo du Nigeria et Thabo Mbeki l’Afrique du Sud maintenant active au Soudan, se plaignant que cette situation puisse  être prolongée jusqu’à ce que la communauté internationale ait décidé d’ « imposer une solution. »
Dans le cinquième document, la France analyse la politique étrangère du Libéria comme pro-américaine. Plus récemment, une entrevue prétendue d’un commandant de Ouattara décrivant la coordination avec un citoyen français travaillant avec la Mission des Nations Unies au Libéria a fait surface.
, L’un des diplomates français impliqués était Romain Serman, qui fut plus tard arrêté par le service de Police de New York. Voir feuille d’arrestation et de la déclaration signée, ici. Puis l’ambassadeur français de la Sablière, pour « éviter un scandale, » l’a renvoyé à Paris.
Mais, en 2010, il est réaffecté aux États-Unis, comme consul général à San Francisco. Et alors il va.
Mise à jour à 13 h 00, le 8 avril: à la réunion d’information ONU de midi, Inner City Press a demandé au  porte-parole du Secrétaire général Ban Ki-Moon : Martin Nesirky de décrire comment l’ONUCI a autorisé la  Licorne à faire pression sur elle et à assister à ses réunions, et si les autres pays y ont été autorisés.
Nesirky  a dit qu’il ne ferait  pas de commentaires sur la divulgation de documents et a également invité Inner City Press à interroger le  chef (français) du service ONU  des opérations de paix, Alain Le Roy. Regardez ce site.
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À l’ONU sur la Côte d’Ivoire, Buzz de martyre, Violations d’embargo sur les armes, brouillard sur Duékoué
Par Matthew Russell Lee
UNITED NATIONS, le 7 avril–les discussions  à l’ONU sur la Côte d’Ivoire jeudi étaient confuses, allant des prédictions du martyre imminente de Laurent Gbagbo à quelques espoirs tardive, au  soutien continu de l’Angola et même d’un des cinq membres permanents  du Conseil de sécurité, à l’insatisfaction en Afrique du Sud dont il a été dit qu’elle envoyait 100 hommes  des forces spéciales.
À la réception  à la Mission russe  de l’ONU  jeudi après-midi, Inner City press a parlé avec une douzaine d’ambassadeurs de la Côte d’Ivoire. Certains étaient surtout préoccupés par leur s propres diplomates encore pris au piège à Abidjan. D’autres parlaient des rapports des expéditions d’armes à Gbagbo dans des aéroports à l’extérieur d’Abidjan.
Au point de presse de midi de la journée, Inner City Press a demandé au porte-parole du Secrétaire général Ban Ki-Moon : Martin Nesirky de la réponse de l’ONU à l’article du Canard enchaîné rapportant que France armait les  forces de Ouattara, qui étaient autorisés à vendre de l’or et a ‘acheter des armes en violation de l’embargo.
L’article décrit également les hélicoptères de l’ONU ou de la Force Licorne détruisant un supermarché à Cocody.
Nesirky a refusé de répondre sur les violations de l’embargo sur les armes et sur Cocody, a dit que l’ONU se défendait  et ramassait les armes lourdes. Mais qui a donné Ouattara toutes ses  nouvelles armes lourdes ?
Inner City Press a demandé à la haute responsable humanitaire des Nations Unies Valerie Amos, de retour de Duékoué, de répondre à la critique faite  casques bleus qui ne se déplaçaient pas pour  protéger les civils, et sur le fait que l’envoyé de Ouattara Yousoufou Bamba avait qualifié l’ONG Caritas  de « pro-Gbagbo » parce qu’elle avait faire état de 1000 morts.
Étonnamment, Amos a dit Inner City Press d’interroger  Caritas sur ses chiffres. Mais qu’en est-il de l’attaque de cette ONG comme étant partiale pro-Gbagbo ? Amos a seulement voulu  dire que l’ONU travaille  avec Caritas – critiquer, apparemment elle ne voulait  faire aucune critique du côté Ouattara, y compris les attaques de biais contre les ONG humanitaires
Amos avait déclaré auparavant à Inner City Press, qu’elle n’avait jamais entendu parler de l’absence de médicaments  à Abidjan en raison des sanctions de l’UE qui ont conduit à empêcher toute entrée de  navires dans le port.
Alors qu’elle a pris la parole jeudi sur l’indépendance du travail humanitaire, de l’ONU dès maintenant, au moins en Côte d’Ivoire, tout semble marcher droit et dans l’ordre. La question sans réponse n’est pas de savoir si cela aura une incidence sur  la crédibilité de l’ONU à l’avenir mais sur sa crédibilité immédiate. Regardez ce site.
Inner City Press : Sur la Côte d’Ivoire, il y a de toute évidence, il y a cet incident des français libérant l’Ambassadeur japonais ; Je me demande si vous avez, si les Nations Unies ont joué un rôle dans cette. Et aussi que le Canard Enchaîné a sorti avec un rapport disant, entre autres choses, que les  attaques  d’hélicoptère — ce sans dire s’ils ‘étaient des Nations Unies ou français —ont fait sauter un supermarché à Cocody et que, essentiellement cela  implique que la France a armé les forces d’ [Alassane] Ouattara en violation de l’embargo sur les armes pendant quelques années. Et je voulais savoir quelle est la réponse de l’ONU à cet article assez détaillé.
Porte-parole Nesirky : Le premier, les opérations qui ont été conduites pour aider à évacuer les diplomates et les autres civils sont évidemment coordonnées. Comme je  vous l’indiquais, les casques bleus du personnel de la  Mission de l’ONU se sont  rendus  à l’Hôtel Novotel, où les journalistes restaient  et  avaient demandé de l’assistance. Ainsi, il est évident que c’est coordonné ; et soit Licorne — les forces françaises — soit les casques bleus des Nations Unies effectuent des missions ; cela dépend de l’emplacement et d’un certain nombre d’autres facteurs. Sur les rapports que vous visez, je voulais simplement dire que l’opération qui a été menée l’a été avec le but spécifique de  prévenir l’utilisation d’armes lourdes, et c’est ce qui a eu lieu. Alors, quelle est votre prochaine question ?
Inner City Press : Je n’ai qu’une question complémentaire sur ce point. L’ONU a- t- elle connaissance de fournitures  d’armes aux forces pro-Ouattara la France?
Porte-parole Nesirky : J’ai dit ce que j’ai à dire, Matthew
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Comme le dit Juppé interdiction exige Gbagbo lettre, UN sans commentaires, le Vatican et le Japon Q
Par Matthew Russell Lee
UNITED NATIONS, le 6 avril, une journée après que le Ministre des affaires étrangères français Alain Juppé ait déclaré que le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon était d’accord  pour que Laurent Gbagbo soit obligée de signer une lettre cédant le pouvoir  à Alassane Ouattara, Inner City Press a demandé au porte-parole du Ban Ki Moon  Martin Nesirky si cela était vraiment la  position du Ban.
« Je ne parle pas pour le ministre des affaires étrangères français, » a déclaré Nesirky.
« Mais vous parlez pour le  Secrétaire général, » Inner City Press a demandé. Est-ce la position de Ban ou pas ?
Nesirky n’a pas voulu répondre, disant qu’il  ne voulait  pas commenter les échanges du Secrétaire général avec Juppé. Ainsi l’ONU perd la face sur la  transparence et perd sa crédibilité, en étant utilisé comme Juppé a utilisé Ban et comme la France a utilisé l’ONUCI.
Inner City Press a été informé  par l’adjoint  d’un Représentant Permanent d’un membre Conseil de sécurité que les casques bleus de l’ONU ne se sont pas rendus aux  résidences à Abidjan du représentant du Vatican et de  l’Ambassadeur du Japon.
Il n’était pas clair, a-t-il dit, quel côté bloquait  l’accès- notant que c’est  Caritas, organisation du Vatican, qui a rapporté  les 1000 morts à Duékoué, dont beaucoup accusent les partisans de Ouattara.
Nesirky n’a pas voulu répondre sur quel côté bloquait  l’accès, même s’il a accusé à maintes reprises l’ONU d’avoir même échoué à protéger les journalistes des  « armes lourdes » dans un hôtel
Inner City Press lui a demandé si les forces du Ouattara avaient aussi  des armes lourdes trop. Nesirky n’a pas voulu répondre. À plusieurs reprises, il a répété avec insistance que l’ONU était impartiale. Regardez ce site.
Note de COMAGUER : les adresses des sites ont été traduites en français mais les dépêches elles-mêmes ne l’ont pas été et les lecteurs curieux (et anglophones !) pourront se reporter aux adresses en anglais qui suivent la traduction française
Accès aux fichiers Wikileaks mentionnés ci-dessous
(Mar 1, ’11 BloggingHeads.tv re Libya, Sri Lanka, UN Corruptio)
Annexe
Pour faire connaissance avec Robert Charvin, un article publié par la revue « Actualité et Droit International » en 2003
LA GUERRE ANGLO-AMERICAINE CONTRE L’IRAK ET LE DROIT INTERNATIONAL
« APOCALYPSE LAW »
Par Robert Charvin
Agrégé des Facultés de Droit
Professeur à l’Université de Nice-Sophia Antipolis
Doyen Honoraire de la Faculté de Droit, des Sciences Politiques, Economiques et de Gestion de Nice
Résumé : La stratégie américaine se refuse à tout enfermement dans le cadre de la légalité internationale. Il s’agit pour l’administration républicaine d’en nier le contenu et l’utilité au nom d’une morale internationale plus malléable. Il s’agit aussi de restreindre la compétence des Nations Unies à des fonctions subordonnées de type caritatives et humanitaires chargées exclusivement d’accompagner l’unilatéralisme hégémonique des Etats-Unis et de leurs alliés satellisés. La seconde guerre du Golfe consacre ainsi un profond recul du droit international jusqu’à un stade proche de ce qu’il était au XIXe siècle et au début du XXe.
Note : Ce texte sera aussi publié dans Les Cahiers de l’Orient (Paris). Sa rédaction a été achevée le 13 avril 2003.
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