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Nouveaux soupçons d’abus sexuels commis par des casques bleus en Côte d’Ivoire

Nouveaux soupçons d’abus sexuels commis par des casques bleus en Côte d’Ivoire

Une patrouille de l’Onuci dans les rues d’Abidjan, le 7 avril 2011.
REUTERS/Luc Gnago
De nouvelles révélations de viols et abus sexuels viennent entâcher l’image déjà bien écornée de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire. L’ONU a exprimé « ses regrets les plus profonds » le jeudi 1er septembre 2011. Elle reconnaît avoir reçu des plaintes pour exploitation et abus sexuels commis par des casques bleus déployés dans le pays. Une enquête est en cours et les casques bleus pourraient être sanctionnés par leurs pays d’origine si les allégations étaient vérifiées.

L’opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) a reconnu avoir « récemment reçu des allégations d’exploitation et d’abus sexuels impliquant ses éléments militaires et de police basés à l’ouest du pays », selon un communiqué transmis à l’AFP.
Aucune précision sur la nature exacte des faits reprochés ni sur la nationalité des suspects n’est indiquée. En revanche, l’Onuci affirme avoir informé les autorités ivoiriennes et indique que « si ces allégations s’avéraient fondées, il reviendrait aux pays dont sont originaires les casques bleus de prendre les mesures appropriées à l’encontre des personnes impliquées ».
Informations publiées par Wikileaks
L’Onuci se fonde principalement sur les informations contenues dans un télégramme diplomatique publié par WikiLeaks. C’est ce qu’indique le site Le Monde.fr qui précise que, dans ce document, les diplomates américains racontent qu’en 2010, une ONG britannique avait effectué un sondage auprès de dix jeunes filles dans un quartier de Toulepleu. Huit avaient reconnu avoir eu des relations sexuelles avec des soldats de maintien de la paix en échange de nourriture ou d’hébergement.
Les diplomates américains mettent en cause la responsable du programme de l’Onuci de lutte contre les abus sexuels en expliquant que les mécanismes de contrôle n’ont pas fonctionné en raison d’un manque de moyens.
Une mission d’évaluation sur place
L’Onuci tient à exprimer « ses regrets les plus profonds aux victimes potentielles » et à affirmer qu’elle poursuivra l’application de sa politique de« tolérance zéro » sur le sujet. L’Onuci précise également qu’une mission d’évaluation appuyée par l’Unicef et Save the children a séjourné dans la région, la semaine dernière. Elle était chargée d’évaluer la situation, préciser les allégations, faire une inspection des camps et sensibiliser le personnel. Bien que l’âge des victimes présumées ne soit pas mentionné, le fait que les deux organisations qui ont participé à la mission d’évaluation soient spécialisées dans la sauvegarde de l’enfance laisse penser qu’il pourrait s’agir de mineures.
L’Onuci avait déjà été éclaboussée en 2007 par des cas d’abus sexuels perpétrés par des casques bleus marocains basés à Bouaké, dans le centre de la Côte d’Ivoire. Et en octobre 2009, elle avait enquêté sur « des allégations d’exploitation et d’abus sexuels impliquant le personnel militaire déployé au sein de la mission qui remonteraient à 2006 et concerneraient des mineures ».
Présente depuis avril 2004, l’Onuci compte actuellement quelque 8 000 casques bleus déployés en Côte d’Ivoire.
Source : rfi
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