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FPI-LMP-Patriotes Ivoirien : Quand « l’instinct du tambour-major » et l’esprit d’élitisme ruinent une cause noble.

FPI-LMP-Patriotes Ivoirien : Quand « l’instinct du tambour-major » et l’esprit d’élitisme ruinent une cause noble.

par Président Claudus Kouadio, samedi 27 août 2011, 10:28
« L’existence de l’instinct du tambour-major est la raison pour laquelle tant de gens sont grégaires. Vous savez qu’il existe des gens qui adhérent tout bonnement à n’importe quoi. C’est vraiment un besoin d’attirer l’attention, de se faire connaitre, de se donner de l’importance. Ils obtiennent ainsi une étiquette qui leur donne cette impression. Ils appartiennent à un groupe, ils en deviennent le grand Patron. […] Il arrive un moment ou l’instinct du tambour major peut devenir destructeur » Martin Luther King

C’est quoi « l’instinct du tambour-major » ? Sigmund Freud avait coutume de dire que notre pulsion dominante était la sexualité, mais Alfred Adler a introduit un nouvel élément en affirmant que la pulsion dominante, le besoin essentiel de la vie humaine, c’était le désir d’être connu, le désir d’attirer l’attention, le désir de se voir distingué entre tous – l’instinct du tambour major.

Livrons nous à une catharsis sommaire de l’actualité du Front Populaire Ivoirien (FPI) de l’affaire Tagro à la création de LIDER consécutive au départ de Mamadou Koulibaly alors ENFIN à la tête du parti dont ses camarades l’accusaient ouvertement de convoiter le sommet avec des approches très maladroites selon ceux-ci. Humanisons ce conflit interne dit égocentrique pour les uns et idéologique pour d’autres : entrons furtivement dans son subconscient et décelons l’essence même du malaise. Mon diagnostic est sans appel – snobisme élitiste, MOI surdimensionné d’où déformation de la personnalité, activités vicieuses tendant à rabaisser les uns pour se rehausser soit même. On ne pouvait qu’aller, inexorablement vers des frictions à l’ardeur non négligeable dont la résultante est l’implosion à laquelle il nous a été donné d’assister.

Où est le FPI a ce jour ? Vers où va-t-il ? Ce questionnaire existentiel est porteur du virus de la peste pour certains. La frénésie du son endiablé de l’instinct du tambour étant plus vive en période de disette, il opère une véritable phagocytose de la voix alors caverneuse du FPI, la réduisant à d’infimes décibels à peine perceptibles par le tympan le plus vif : le cri du ventre est trop violent alors sans pugnacité aucune, l’appel vers les nouveaux sommets du mirage de la célébrité a été accepté par certains.

Toutefois, nombreux sont ces Ivoiriens qui croyant durablement à la vision politique de fondateur du FPI, ont continué de manifester encore plus bruyamment leur dignité et valeur intrinsèque. Ils n’ont pas arrêté de s’indigner et de s’engager massivement en faveur de la libération du Président Laurent Gbagbo et des camarades pourchassés comme des bêtes de foire ou déjà muselé dans les geôles d’Alassane Ouattara le Seigneur des menottes et des carcans.

Face à l’apathie justifiable de la nouvelle direction du FPI en Côte d’Ivoire, l’issue envisagée pour se faire entendre a été la diaspora Ivoirienne à travers des conférences, des sit-in et des marches de protestation hors du pays : l’outil internet seul média encore LIBRE dans une Côte d’Ivoire caporalisé par une imposture militarisé est le laboratoire de toutes ces actions de terrain qui ont connu un succès retentissant en France, en Grande Bretagne, en Suisse, en Belgique et aux Etats Unis d’Amérique. Avant, pendant et après la crise DITE électorale consécutive au hold-up électorale de Décembre 2010 (opéré par Youssouf Bakayoko le Président de la Commission Electorale en faveur d’Alassane Ouattara sur injonction de l’ONU, les USA et la France) les milliers de sympathisants du web ont eu des interlocuteurs crédibles sur le terrain.

Nos blogs et sites internet mais plus particulièrement les réseaux sociaux tels que facebook, twitter, youtube et dailymotion avaient joués un rôle primordial dans cette bataille médiatique : notre voix a pu se faire entendre en Côte d’Ivoire mais aussi au delà de nos frontières. Certaines de nos publications relayées au plus haut niveau par « L’Intelligent d’Abidjan », « Fama », « Le Nouveau Courrier », « Le Temps », « Le Monde », « Le Figaro », « Le Nouvel Observateur » et « LCI » sont là pour en attester.

Suite à l’enlèvement du Président Gbagbo le 11 Avril 2010 et la chute de La Majorité Présidentielle au pouvoir, Alassane Ouattara s’étant approprié l’exclusivité des médias traditionnelles en Côte d’Ivoire, on assista à une ruée vers le web. Plus de Télé, Radio ou presse écrite libre en Côte d’Ivoire – alors tous les anciens abonnés à ces médias qui voulaient se faire entendre ou entendre dire la vérité sur la réalité Ivoirienne ont rejoint les bloggeurs et activistes du web déjà sur ces plates formes depuis bien longtemps. Quelle bénédiction !!! La Côte d’Ivoire a besoin de tous ses patriotes pour porter haut sont drapeau face à la barbarie de cette guerre contre notre autodétermination que nous imposait l’ultra Françafricain Nicolas Sarkozy et sa cohorte de mercenaires étrangers et autres félons devenus rebelles contre leur patrie pour nous imposer des SOLUTIONS qui ne résolvent rien, des réponses qui ne peuvent répondre à rien et des explications qui n’expliqueront jamais rien.

Malheureusement, très vite on assista à des agissements impudents de militants de la nouvelle vague. Soit par ignorance de l’ossature des actions menées, soit pour flatter leur égo surdimensionné ou pire pour une ambition personnelle guidé par l’appât du gain facile et rapide.

La graine de la discorde est ainsi semée, et si elle n’est pas vite déterrée puis détruite, tel l’encombrant nénuphar, elle couvrira les eaux déjà tumultueuses que nous tentons de traverser ENSEMBLE. Nous n’aboutirons jamais sur les plages aux sables fins de la liberté. Notre embarcation se brisera en mille morceaux sous le poids de la cupidité et de méchanceté. C’est ensemble que nous devons ramer dans la même direction et non l’un à contre courant de l’autre en oubliant l’essentiel – La Côte d’Ivoire LIBRE.

En pareil circonstance, un sage préconisait : « Qu’est ce que cela signifie en cette importante période de l’Histoire ? Cela signifie qu’il nous faut rester ensemble. Il nous faut rester ensemble et maintenir notre unité. Vous savez, chaque fois que le Pharaon voulait prolonger le temps de l’esclavage en Egypte, il utilisait sa recette favorite, OUI, favorite pour y parvenir. Laquelle ? Dresser les esclaves les uns contre les autres. Mais quand les esclaves sont unis, il se passe quelque chose à la cour du pharaon et celui-ci ne peut les maintenir en esclavage. Quand les esclaves s’unissent, c’est LE COMMENCEMENT DE LA FIN DE L’ESCLAVAGE. Maintenons notre unité »

Ne dit on pas que l’homme est un animal ? L’instinct du tambour-major semble être inné aussi bien chez le genre animal que chez l’humain. Mais l’être humain est plus apte à dominer puis contrôler ses pulsions. Socrate ajoute et précise à juste titre que « l’homme est un animal raisonnable et parlant ». Alors sachons raisons garder dans cette lutte tant l’intérêt général est noble et vital en comparaison d’une quête nombriliste de grandeur apparente et furtive

La vraie grandeur ne vient pas de notre satisfaction personnelle décollant d’une positive introspection, mais du mérite que l’on nous accorde.

Claudus Kouadio: Bloggeur – Président des facebookers pour Gbagbo

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