François Hollande, ancien premier secrétaire du parti socialiste et candidat à l’élection présidentielle.
Le 09 août 2011 par Associated Press et Reuters – L’ancien premier secrétaire du parti socialiste français, François Hollande, également
candidat aux primaires socialistes à l’élection présidentielle française de 2012, considère que le quinquennat de Nicolas Sarkozy n’a pas mis fin aux pratiques de la Françafrique.
« La volonté du président de gérer lui-même la relation avec l’Afrique et la persistance d’un certain nombre d’intermédiaires me confirment que les réseaux demeurent », a-t-il déploré dans un entretien à l’hebdomadaire « Jeune Afrique ».
Pour lui, les propos du Premier ministre François Fillon selon lesquels la Françafrique n’a « plus aucune réalité » sont juste des propos creux qui n’ont aucun rapport avec la réalité et les faits. La Côte d’Ivoire et la Libye en sont les exemples les plus marquants.

S’il est élu à l’Elysée, le député de Corrèze promet d’en finir « avec ces rapports de domination, d’influence et d’affairisme pour les amis du pouvoir ». Il s’engage à ne pas tenir « de discours comme ceux, profondément blessants, sur l’Homme africain de Nicolas Sarkozy ».
Par ailleurs, François Hollande considère que « la France doit retirer ses troupes de Côte d’Ivoire. Sa présence n’y est plus nécessaire ».
Quant à l’intervention en Libye, « c’est la politique du rattrapage », accuse-t-il. Selon lui, « l’empressement » de Nicolas Sarkozy visait à « occulter deux fautes qu’il avait commises: la visite grotesque du colonel (Mouammar Kadhafi) à Paris (en 2007) et le silence des autorités françaises à l’égard de la Tunisie quand s’est déclenché le printemps arabe » en décembre 2010.
Source :ivoirebusiness/AFP et Reuters (Stéphane Mahe)
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