00:55 08.08.2011
Pourtant, une lueur d’espoir commençait à poindre. Les Ivoiriens voulaient croire au retour de cet espoir. Voilà que cet accident vient doucher cet était d’esprit qui cherchait à s’installer. Du coup, à la joie et à la fierté que l’ensemble des Ivoiriens auraient éprouvée en célébrant le 51ème anniversaire de l’indépendance de leur pays, ce dimanche 7 août, viennent succéder la tristesse, l’émotion et l’émoi provoqués par le drame de l’accident du pont Félix Houphouët Boigny. La Côte d’Ivoire est en deuil depuis le vendredi 5 août. Et les autorités ont même décrété trois jours de deuil national. Cet accident est incontestablement l’un des plus graves de l’histoire du pays. Une quarantaine de morts et une dizaine de blessés, c’est le bilan encore provisoire… 0:55 8-8-2011

Vu qu’on ne sait pas combien de passagers avaient pris place dans le bus
de la Société des Transports Ivoiriens (SOTRA), il n’est pas exclu que l’on
découvre d’autres victimes. Du coup, ce sont de nombreux ménages ivoiriens qui
sont directement touchés. Naturellement, le programme de la fête nationale
devait être affecté. De sorte que ce dimanche, en lieu et place de la joie
festive, les Ivoiriens, unis par cette douleur nationale, se sont davantage recueillis et ont prié pour les victimes. 
S’il faut attendre la conclusion de la commission d’enquête mise en place par les autorités ivoiriennes pour connaître les circonstances de cet accident, il faut néanmoins dire que de nombreux témoignages évoquent le fait que le bus de la SOTRA, voulant éviter un véhicule qui arrivait en sens inverse, est allé heurter le parapet qui, sous la force du choc, a dû céder. Conséquence, le bus et son contenu ont amerri dans la lagune Ebrié.
Il est donc possible que l’inobservation de certaines règles de conduite soit à la base du drame. En ce qui concerne le nombre élevé de victimes, le retard enregistré dans la mobilisation des secours pourrait être un facteur aggravant. Pour un accident qui a eu lieu dans les bandes de 6 heures, les premiers secours ne sont arrivés qu’aux alentours de 8 h 30. Temps suffisamment long pour que de nombreux passagers du bus de la SOTRA passent de vie à trépas.
Mais plus regrettable encore est le manque d’équipements qui semble avoir caractérisé les secouristes qui s’y sont déployés les premiers. On se demande notamment si le bilan n’aurait pas été un peu plus élevé si le groupe Bolloré n’avait mis sa grue à disposition, ou si les forces onusiennes et de la Licorne n’avaient pas offert leurs aides et leurs équipements ? C’est ainsi qu’il est à souhaiter que, les moments d’émotion passés, l’on examine toutes les pistes permettant d’éviter qu’un drame pareil ne se reproduise dorénavant. 
Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info
Source : guineeconakry.info
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