ABIDJAN (Xinhua) – Un responsable de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a rencontré en début de semaine l’ex-Première dame Simone Gbagbo qui est détenue dans le nord du pays après avoir été arrêtée à Abidjan le 12 avril 2011 avec son époux Laurent Gbagbo, l’ex-Président ivoirien.Le chef intérimaire de la Division des droits de l’Homme de l’ONUCI, Guillaume Ngefa, a rencontré Mme Gbagbo à Odienné, dans le nord-ouest du pays, a indiqué l’ONUCI dans un communiqué publié jeudi. L’ex-Président ivoirien est pour sa part assigné à résidence à Korhogo, à 600 km au nord d’Abidjan.Le 30 mars 2011, Mme Gbagbo a fait partie des cinq personnes visées par des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU pour  » obstacle à la paix et à la réconciliation en Côte d’Ivoire » et pour « de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ». Simone Gbagbo était présidente du Groupe parlementaire du Front populaire ivoirien (FPI).

La rencontre avec Mme Gbagbo a eu lieu dans le cadre d’une mission d’évaluation entreprise par M. Ngefa du 1er au 2 août à Odienné, au cours de laquelle il a rencontré les partenaires de la société civile dans cette région.

A l’issue de ses différentes rencontres avec les autorités civiles et militaires, M. Ngefa a jugé satisfaisante dans l’ensemble, la situation générale des droits de l’homme dans la région.

Il a « tenu à relever certaines préoccupations relatives à des violations routinières des droits de l’homme, notamment celles liées à la restauration de l’autorité de l’Etat, la circulation des armes légères qui crée des foyers d’insécurité au sein de la population, aux pratiques néfastes culturelles comme l’excision et le refus de la scolarisation des jeunes filles ». Il a aussi évoqué les taxes illégales et le phénomène du racket.

M. Ngefa s’est dit « satisfait de la collaboration entre les différents acteurs locaux et l’ONUCI dans le cadre de la promotion et la défense des droits de l’homme dans la région ». Il a invité la société civile d’Odienné à mettre en place une plate forme d’échange pour la démocratie et les droits de l’homme avec l’appui de l’ONUCI.
Source : afriquinfos
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