Les faux complots d’Alassane Ouattara


Alassane Ouattara dans la tourmante

On a connu les « faux complots » sous Houphouët-Boigny, mis en lumière par notre compatriote Samba Diarra dans son livre éponyme. En bon « héritier » du « Bélier de Yamoussoukro », Alassane Dramane Ouattara remet le couvert. Depuis quelques semaines, le chef de l’Etat voit des comploteurs partout : civils, miliaires et citoyens sans histoire sont dans l’œil du cyclone du Léviathan ivoirien.
Anassé Anassé 

Mme A. K. Joséphine revient de loin. Jusqu’à présent, elle s’explique difficilement ce qui lui arrive. Dans la nuit du mercredi 27 juillet, elle reçoit vers 23 heures un appel de son oncle paternel, qui ne lui a pas passé le moindre coup de fil depuis quatre mois. Quand elle aperçoit le numéro sur l’écran de son téléphone, elle se dit dans son fort intérieur que ça doit être sûrement très grave si son oncle l’appelle à cette heure si tardive de la nuit. Elle ne croyait pas si bien penser. « Ma fille, tu as participé à une réunion chez Laurent Akoun ? », lui lance sèchement le tonton inquisiteur. Sonnée par une telle interpellation accusative, la pauvre balbutie : « Quel Laurent Akoun ? » « Tu connais combien de Laurent Akoun dans le pays ? », lui rétorque l’oncle, avant de poursuivre : « Il y a une liste avec émargement de toutes les personnes qui ont participé à cette réunion au domicile du nouveau Secrétaire général du FPI. Il y a ton nom là-dessus, avec ta signature et ton numéro de téléphone, donc ne joue pas à l’innocente ou à l’étonnée. Cette liste se trouve à présent sur le bureau du ministre Hamed Bakayoko (ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, ndlr). Tu tiens des rencontres nocturnes avec les cadres et militants du FPI pour comploter contre le régime. Je te convoque à une réunion familiale le samedi (30 juillet) à la grande cour familiale à Koumassi ». Interloquée et surtout tétanisée par cette affaire, Mme A. K. Joséphine, modeste mère de famille vivant à Attécoubé des revenus très irréguliers de petit commerce de vivriers au marché communal, passe des nuits blanches jusqu’à la réunion fatidique. Ce jour-là, elle apprend que la fameuse liste circule déjà dans certaines chancelleries et ambassades occidentales. Et que toutes les personnes figurant sur ce document proscrit sont interdites de sortir du pays, y compris les membres de leurs familles. Mme A. K. Joséphine tombe des nues. Elle ne se connaît pas un passé lointain ou récent de militantisme, encore moins de militante du Front populaire ivoirien au point de tenir des réunions pour fomenter des coups d’Etat.
Ainsi va la vie sur les bords de la lagune Ebrié. Depuis l’arrivée au pouvoir du Dr. Alassane Dramane Ouattara dans les fourgons blindés de la communauté internationale, il ne se passe pas un seul jour sans que les sécurocrates de Ouattara ne déjouent des coups d’Etat aussi fictifs qu’imaginaires. Le régime s’est installé dans une paranoïa ambiante qui le pousse à voir des complots partout. Le pouvoir d’Abidjan est atteint de la complotite, cette maladie mystérieuse qui ronge les dirigeants mal élus ou désélus qui Les listes noires s’allongent de noms d’honnêtes citoyens
Durant la décennie 60-70, on a connu les « faux complots » sous Houphouët-Boigny, mis en lumière par notre compatriote Samba Diarra dans son livre éponyme. En bon « héritier » du « Bélier de Yamoussoukro », Alassane Dramane Ouattara remet le couvert. Depuis quelques semaines, le chef de l’Etat voit des comploteurs partout : civils, miliaires et citoyens sans histoire sont dans l’œil du cyclone du Léviathan ivoirien.
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