La Chronique de Hassane Magued
La Révolution Permanente N°0044/07/11
The Marathon Man, c’est son sobriquet. Ou si vous préférez, The road runner. Son nouveau nom de caresse. Il court partout et sans arrêt. Il cherche et encore cherche. Mais il ne trouve rien. Il continue tout de même. Et pourtant, il sait qu’il ne trouvera rien. Il a fait toutes les capitales d’Afrique de l’Ouest. Là, c’était pour solliciter l’aide des frères de la CEDEAO (Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest). D’abord pour organiser la capture de GBAGBO Laurent, aux côtés du maître blanc. Ensuite, il s’est rendu compte que l’argent ne tombe pas du ciel. Les grosses pluies assaisonnées d’éclaires et de tonnerres, n’ont fait que dégrader les routes et provoquer des glissements de terrain. Aucun centime de franc CFA n’a été trouvé nulle part après les inondations qu’elles ont provoquées. Alors, il a pris l’option de mendier. Il appelle cela emprunter.

Mais un débiteur qui ne paie pas ses premières dettes se fait fermer la porte au nez. Toc, toc, toc. C’est qui ? C’est moi. Toi qui ? Moi ADO ? ADO qui ? ADO Solutions. Il y a quoi encore ? C’est pour les salaires. La fin du mois est proche alors que les caisses sont vides. Alors quoi ? Je sollicite ton aide. Mais l’autre fois, ce que je t’ai donné, tu n’as pas encore…Oui, je sais mais c’est compliqué. Alors en attendant, considère que je dors. Mais tu es en train de me parler. Oui, mais je dors. Alors au revoir et pense à me rembourser le plus tôt possible !
Et vous compreniez ainsi, cher OUATTARA, tout le sens du célèbre dicton d’un groupe de chanteurs ivoiriens : “quand tu n’as rien, tu ne vaux même pas un cafard”. Dans les capitales africaines, tout le monde vous ferme sa porte dès qu’on entend votre voix de loin. Parce que vous empruntez sans rembourser. Donc vous avez très mauvaise presse. Et pour couvrir votre indignité, vous inventez des voyages. Puis vous laissez le soin à vos complices d’organiser l’arnaque par la communication mensongère. Mais de plus en plus, ils revoient vos prétentions à la baisse. Les pluies de milliards sont devenues des robinets de milliards. Depuis le 29 juillet, ils parlent d’enveloppe spéciale de milliards. Bientôt, ce sera un porte-monnaie de milliards. Et qui sait encore ? Ils parleront dans quelques jours d’une cuillérée de milliards. L’essentiel, c’est d’entretenir la flamme avec le mot “milliard”. Pauvre de vous ! Heureusement que quand on choisit de mendier, c’est qu’on a tourné dos à la honte.
Alors le tour du monde continue. Poses photos, mensonges devant la presse, banalisation des massacres de populations civiles. Toutes vos journées sont chargées invariablement des mêmes effets spéciaux. C’est normal. Vous êtes à quelques pas d’Hollywood. Mais le jeu en vaut la chandelle. Il faut donner l’impression de faire bouger le monde. Et vous décidez volontairement d’éviter de parler des vraies raisons de vos voyages et pseudos invitations. Puis comme le monde est petit et que les gens ne sont pas si naïfs que vous le croyez, la vérité fait surface à chaque instant. Au FMI (Fonds Monétaire International), le sujet dont vous avez débattu a tourné autour du service de la dette. Ils sont inquiets et ils veulent comprendre pourquoi vous n’arrivez pas à faire comme Laurent GBAGBO. Il n’avait l’aide de personne. Et pourtant, il payait les salaires des fonctionnaires et honorait les engagements de la Côte d’Ivoire envers les Institutions de Bretton Woods. Vous le savez, les mauvais payeurs sont de plus en plus nombreux. Les Etats-Unis d’Amérique traînent une ardoise de 135 000 milliards de dollars. Mais ils sont puissants et personne ne peut les forcer à payer. Alors souffrez que vous autres, soyez dans l’obligation d’honorer vos engagements. Sinon… A la Banque Mondiale, ç’a été les mêmes remontrances. Comme cela est de pratique dans le milieu bancaire, ces institutions ont transformé vos impayés en nouvelle dette d’un montant de 300 milliards de francs CFA avec de nouveaux taux d’intérêts certainement plus élevés.
Vous vous rendez enfin compte que vous êtes fichu. Les Blancs n’ont pas d’ami. Ils n’ont que des intérêts. Ils vous ont fait rêver croyant que vous les feriez aussi rêver en douceur. Mais vous comme eux, êtes plongés dans un cauchemar. Dans la Côte d’Ivoire recolonisée, personne ne veut payer des impôts pour ne pas que l’argent public finisse dans la poche des commandants de votre armée de tirailleurs illettrés. Quand certains décident de payer les impôts par civisme, ces deniers publics sont partagés dans les minutes qui suivent, comme un butin de vol.
OUATTARA, personne ne prête l’argent à quelqu’un qui vit dans la pègre. Surtout pas une institution financière encore moins un pays. La pègre de dozo et de prisonniers armés qui a fait votre bonheur, a finalement creusé le trou dans lequel vous resterez à jamais. Alors, ce n’est OBAMA dont le pays est à un millimètre d’être proclamé en état de cessation de paiement avec 135 000 milliards de dollars de dette qui va vous donner, même un dollar symbolique ! Il a besoin d’argent. Il veut repérer des opportunités de vol à main armée comme en Irak pour pouvoir négocier avec les Chinois. Parce qu’il a besoin de créer une apparence de solvabilité. C’est pourquoi, vous sachant membre de la clique des Dalton d’Afrique, il vous a également convié.
Pourquoi pouvez-vous alors laisser d’honnêtes petites femmes et de naïfs jeunes gens ou vieux, espérer que vous reviendriez de votre voyage inutile avec une “enveloppe spéciale” de milliards? Et que les bruits de bottes, c’est pour empêcher votre “enveloppe spéciale d’argent” d’arriver à Abidjan ? Pour ceux qui ne l’ont pas encore compris, je supplie les Ivoiriens de le leur expliquer. Vous, c’est terminé ! Vous n’avez rien, vous n’aurez rien et personne ne vous donnera rien. Ni aujourd’hui, ni demain et à jamais. C’est pourquoi je vous ai dit de rendre le tablier. C’est pourquoi je vous dis de vous barrer et vite fait. Mais vous vous accrochez désespérément à votre chimère, votre illusion. A force de traîner les pieds, la Révolution Permanente est à vos portes. C’est à qui la faute ? Et pourtant, je vous ai prévenu. Si cela ne dépendait que de moi, je vous jetterai en prison après un jugement rendu contradictoirement. Mais souvenez-vous, vous êtes dans un jeu d’échec de la mort. Dans ce jeu, il n’y a pas de match nul. C’est “Echec et Mat” ! J’attends donc votre retour éventuel en terre ivoirienne. Avec les mains vides bien entendu. Alors Akwaba et que cette terre vous soit légère.

A très bientôt.
Hassane Magued

Source : cotedivoire-lavraie
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