Torture des prisonniers politiques pro-Gbagbo: Le régime du prefet ouattara veut cacher la vérité

par La Majorité Présidentielle Gbagbo, mardi 26 juillet 2011, 14:38

Le gouvernement Soro multiplie les manœuvres pour camoufler la torture infligée aux cadres pro-Gbagbo détenus dans le nord du pays.
Le régime Ouattara et son gouvernement veut cacher les traitements inhumains qu’il fait subir aux partisans de Laurent Gbagbo détenus dans le nord du pays. Interrogé par la presse, récemment, à Yamoussoukro sur l’état de santé desdits prisonniers, le ministre des Droits de l’homme et des Libertés publiques a donné une réponse qui tranche ouvertement avec la triste réalité que vivent les pro-Gbagbo. «J’étais à Bouna, au nord-est. J’ai rencontré les prisonniers, ils se portent bien», a confié Gnénéma Coulibaly sans un p’tit brin de gène. A la question de savoir si les droits des détenus étaient violés, le ministre répond par la négative. «Non pas du tout. Ça dépend de ce que les uns et les autres appellent droits, en pareille circonstance. 
Sinon, ils ne font pas l’objet de maltraitance particulière qui pourrait nous permettre de dire qu’ils sont brutalisés ou que leurs droits ne sont respectés», a-t-il soutenu. Tous ceux qui ont eu la réponse du collaborateur de Ouattara sont tombés à la renverse. Soit le ministre chargé des Droits de l’homme et des Libertés publiques fait preuve d’une mauvaise foi manifeste, soit il ignore tout de ce qu’on appelle droits des citoyens. Notamment ceux de personnalités qui, pour des raisons inconnues, sont détenues dans des prisons. Ce qui serait un vrai scandale. Comment comprendre que le ministre chargé de défendre le droits des citoyens ivoiriens n’ait pas su jusqu’à ce jour ce que tout le monde sait ? A savoir que les personnalités pro-Gbagbo détenues sont torturées dans les prisons où elles se trouvent. La presse et les organisations de défense des droits de l’homme en parlent. Pascal Affi Nguessan et ses co-pensionnaires de la prison de Bouna ont été soumis à des traitements deshumanisants par le chef de guerre, Mourou Ouattara. Ce dernier s’est même permis de filmer les scènes de torture qui ont diffusé sur le net. Le monde entier a donc vu l’ancien Premier ministre et ses compagnons d’infortune en train de faire des pompes sous le regard inquisiteur du chef de guerre qui a d’ailleurs revendiqué publiquement son acte. Apparemment, seul le ministre des Droits de l’homme n’a pas vu ou entendu parler de ce traitement que ne méritent même des prisonniers jugés et condamnés à plus forte raison des personnes qui ne font l’objet d’aucune inculpation. A moins que le ministre ne considère pas la torture comme une atteinte grave aux droits humains. Affi N’Guessan se retrouve en prison pour avoir simplement donné une conférence de presse au cours de laquelle il a fait connaitre l’opinion de son parti sur la marche du pays. L’on n’a pas besoin d’être érudit en droit pour savoir que la liberté d’expression ou d’opinion fait partie des droits élémentaires de l’homme. Comme tous les autres partisans du Président Gbagbo détenus dans le nord, devenu le camp Boiro de Ouattara, et dont certains sont parqués dans des conteneurs surchauffés (le cas de Korhogo), les prisonniers de Bouna n’ont pas droit à la visite de leurs familles, de leurs avocats ainsi qu’à une alimentation correcte. Ils sont torturés, privés de toute communication avec l’extérieur et ne peuvent bénéficier de soins médicaux. Ces personnalités dont le seul tort a été d’exprimer leur choix pour Laurent Gbagbo ne jouissent plus d’aucun droit et sont livrés aux Frci, forces pro-Ouattara. L’on comprend aisément que l’attitude du ministre des Droits de l’homme et des Libertés publiques participe de la volonté du régime Ouattara de cacher la vérité sur les traitements inhumains auxquels sont soumis les partisans de Laurent Gbagbo. Mais malheureusement pour le nouveau chef de l’Etat, la vérité que ses hommes et lui veulent étouffer, a déjà éclaté à la face du monde qui sait que la Cote d’Ivoire vit sous un régime qui torture et embrigade les droits de l’homme.

Jean Khalil Sella in Notre Voie

Source : Facebook

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