Nomination des présidents et vice-présidents des Universités publiques:Les syndicats disent non


Le 1er ministre Aké Marie-Gilbert NGBO est l’actuel
président de l’université de Cocody

par La Majorité Présidentielle Gbagbo, lundi 25 juillet 2011, 18:51

L’Union nationale des enseignants du supérieur et de la recherche (UNESUR),le Syndicat national des enseignants de la recherche et du supérieur (SYNARES),la Coordination nationale des enseignants du supérieur et de la recherche (CNEC) et le Syndicat national du personnel administratif et technique de l’enseignement supérieur (SYNAPATES) ne veulent pas de nomination des présidents des trois universités publiques de Côte d’Ivoire (Cocody, Abobo-Adjamé et Bouaké).Les responsables de ces structures syndicales l’ont dit haut et fort, samedi dernier, à l’Ecole nationale supérieure d’économie appliquée (ENSEA) à Cocody, au cours de la plénière du séminaire de réflexion sur le management des universités publiques. Une position partagée également par la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire (CCI-CI), membre du Conseil de gestion de l’Université de Cocody, et par la grande majorité des responsables des grandes écoles publiques et privées associés à ces assises. Les travaux de la commission I relatifs à la gouvernance des institutions publiques d’enseignement supérieur, ont traîné en longueur du fait de l’opposition des tenants de l’élection des présidents et des vice-présidents des universités publiques. Finalement aucune résolution n’a été prise dans ce sens parce que les membres de cette commission ont refusé qu’on leur impose des recommandations qui vont dans le sens souhaité par la tutelle à savoir la nomination des présidents et vice-présidents des universités..
publiques. D’ailleurs, le discours laconique de clôture de ces assises par le professeur Abou Karamoko, directeur de cabinet adjoint du ministre de l’Enseignement supérieur, Cissé Ibrahima Bacongo est révélateur des dissensions entre séminaristes. Les seules recommandations qui ont été prises à ce séminaire concernent le sous thème 2 (le financement de l’enseignement supérieur et de la recherche) et le sous thème 3 (l’assainissement des établissements privés d’enseignement supérieur). Les arguments avancés par la tutelle relativement à la nomination désormais des présidents et vice-présidents des universités publiques n’ont pas du tout convaincu les syndicats et les autres acteurs de l’enseignement supérieur. Pour la tutelle, le décret no 2001-321 du 7 juin 2001qui, en son article 11 nouveau, dispose que le président de l’université de Cocody est élu pour une période de 4 ans renouvelable une fois parmi les professeurs titulaires ou les directeurs de recherche permanents en activité et de nationalité ivoirienne, et qui stipule également que le président élu est nommé par décret pris en conseil des ministres, n’est pas au dessus de la loi de 1972 en son article 63 qui dispose que c’est le ministre de l’Enseignement supérieur qui nomme le président de l’université. «Nous refusons que Bacongo se serve des syndicats et des enseignants pour justifier ces futures décisions, qu’on ne nous infantilise pas pour saupoudrer leurs décisions. Depuis 25 ans, le Synares s’est battu pour qu’il y ait des élections des présidents et vice-présidents d’universités. Pourquoi remettre tout cela en cause maintenant ? Ce n’est pas juste », affirme un membre de ce syndicat sous le sceau de l’anonymat. Même Flavien Traoré, porte-parole de la CNECqui était farouchement opposé à Laurent Gbagbo, n’a pas suivi Cissé Bacongo. Pour lui, avec 70.000 étudiants, plus de 1000 enseignants, l’université de Cocody doit élire son président et ses vice-présidents pour ne pas que la politique ait une mainmise sur cette université. «On ne peut pas prendre une situation d’exception pour en faire une règle. La loi est générale et impersonnelle. La tutelle dit qu’il faut des nominations désormais parce que le conseil de gestion de l’université de Cocody qui est au dessus du conseil de l’université n’a pas fonctionné. Ce n’est pas exact parce que ceux d’Abobo- Adjamé et de Bouaké ont fonctionné. A Cocody, on voulait tout simplement la tête de Téa Gokou. Ce conseil de gestion n’a pas fonctionné parce qu’il y a eu des oppositions au débarquement de Téa Gokou. Tout cela, ce sont des périodes d’exception. Nous disons que l’élection du président de l’université doit être maintenue», souligne un militant de l’Unesur, également sous le sceau de l’anonymat.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que le cabinet de Cissé Bacongo qui a organisé ce séminaire n’a pas eu la tâche facile pour convaincre. Même le doyen honoraire de l’université d’Abobo-Adjamé, le professeur Aïdara Daouda, a longuement expliqué à la tutelle que l’élection d’un président d’université le protège contre toute déstabilisation.
Source : Facebook
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