Réconciliation nationale : Les populations de Daloa exigent la libération de Gbagbo et ses partisans

Les hommes, femmes, jeunes ainsi que les chefs coutumiers et chefs des communautés allochtones ont récemment manifesté leur mécontentement à la Préfecture de Daloa suite à la décision du Ministre de l’intérieur qui a démis le Maire Kossougro Séry Emile Christophe, élu, le 18 novembre 2009. Selon un chef de village qui a requis l’anonymat, « on ne peut pas parler de respect de la dignité humaine, de réconciliation et de cohésion sociale quand on tord le coup aux principes de la démocratie. Le régime Ouattara a mis Gbagbo et ses partisans en prison. Il fait fi du respect de la constitution et veut tout imposer par les armes. Tant qu’Alassane Ouattara continue de régner par la terreur, le retour à la paix en Côte d’Ivoire sera hypothéqué. Si le Président Gbagbo et ses partisans ne sont pas libérés et si le Maire Kossougro n’est pas réhabilité dans ses fonctions de Maire, aucun village de Daloa ne prendra part à aucun scrutin à venir », a-t-il fait savoir.
Quant à la Présidente des femmes Leaders de Daloa, elle dira : «on ne peut pas parler de réconciliation, quand on suspend les salaires des cadres de LMP, quand on gèle tous leurs avoirs bancaires avec la complicité de Nicolas Sarkozy et Ban Ki-Moon. De quelle réconciliation parle-t-on quand les parents et les enfants des partisans de Gbagbo meurent de faim, quand ils n’arrivent plus à se soigner ? Nous demandons à Sarkozy et Ban-Ki Moon de libérer Gbagbo et ses partisans s’ils veulent vraiment la paix dans ce pays. Le cas du Maire Kossougro Sery vient aggraver la situation politique à Daloa. Nous ne sommes pas prêtes à la réconciliation tant que le pouvoir Ouattara continue de nous frustrer », a-t-elle soutenu. C’est le lieu de signer que les exactions continuent dans les villages de Daloa
Correspondance particulière Sagré Bollou Fulgence
Source: Notre voie
Source : infodabidjan.net
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