MON CHER OUATTARA, IL EST TEMPS DE RENDRE LE TABLIER

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La chronique de Hassane Magued
La Révolution Permanente N°0027/07/11
Il y a des choses qui s’imposent à nous dans la vie. Des choses insurmontables. Des choses irrésistibles. Des choses au-dessus de nos forces. Il en est ainsi des responsabilités. Il y a dans la vie, des responsabilités pour lesquelles nous ne sommes pas préparés. Il y en a aussi, pour lesquelles, nous nous sommes mal préparés. Il en est ainsi, de la gestion d’un Etat qui n’est ni une activité virtuelle ni un jeu de soudure. Il ne s’agit pas de couper, coller, souder et découper et souder ailleurs. Non. C’est autre chose. Une affaire de compétence et d’acceptation du peuple qui alors coopère. Deux mois à peine et, le constat est implacable. « Mon zenfant, type là a trompé nous. Moi j’ai 10 nenfant. Sac de riz, on pé plus payer.

Cub maggi, avant on péyé 3 à 25 francs. Mon femme dit c’est denevi 3 à 50 francs. Type là est un mentair. Il a trompé nous, on est mourri cadeau. Lui y zon attrapé lui pour meter lui en prison est 10 fois mié. » Ne me demandez pas de traduire en français amélioré, ce témoignage poignant donné par un de vos fervents supporters, il y a 4 jours. Vous êtes habitué à ce genre de langage. Seulement deux mois après, vos propres partisans ont commencé à vous vomir. Et cela confirme la confidence que je vous ai déjà faite : personne ne vous aime en Côte d’Ivoire. Tous vous utilisent comme un dromadaire pour porter leurs désirs d’accéder au pouvoir. Et vous le faites si bien en enjambant les corps de leurs adversaires. Souvenez-vous aussi de cette parole de Machiavel dont je vous ai déjà parlé.
Quand dans la cité, des citoyens se trouvent en face d’un roi qu’ils ne peuvent pas vaincre, ils s’appuient sur le premier étranger puissant qui débarque. Mais une fois le roi neutralisé, les citoyens se retournent contre l’étranger et le chassent de leurs terres. C’est une parole qui sonne comme une prophétie contre votre imposture. Il faut rendre le tablier avant qu’il ne soit trop tard !Je vous ai dit que le développement s’observe dans les assiettes des ménages et non dans les rapports du FMI (Fonds Monétaire International). Croissance à 20 chiffres positifs, le citoyen n’en a rien à cirer. Encore que vous possédez l’art de la décroissance économique. Pour le citoyen, le Développement, c’est le salaire payé quand il travaille. C’est s’asseoir devant son assiette et y trouver un plat équilibré. C’est après avoir fini sont plat, lui donner l’assurance qu’il en aura demain et encore demain par la stabilité et la régularité de son revenu. Or vous ne pouvez pas garantir cela. Alors, il y a en face de vous, un mur infranchissable. Le mur de la confusion économique. Vous êtes confondu. Personne ne vous prête encore de l’argent. Parce que c’est une règle universelle : on ne prête qu’à ceux qui pourront rembourser. Or rien ne vous permettra de rembourser vos dettes. La production nationale a stagné. Les régies financières subissent les détournements de vos Commandants analphabètes. Vous avez supprimé des impôts pour faire le malin, pour tromper, pour attirer à vous votre peuplade favorite. Mais en droit budgétaire, quand on supprime une recette fiscale, on fait un amendement compensé. On crée une autre source de richesse fiscale. Mais vous êtes si incompétent que vous ne connaissez pas les principes élémentaires de la Finance d’Etat. Et vous vous faites passer pour un expert en économie. Puis voilà : la Côte d’Ivoire est en train de descendre dans le gouffre de la pauvreté. Bientôt toutes les familles deviendront des parias. Votre incompétence est vraiment déconcertante.Vous le savez sans aucun doute, l’homme est d’abord esprit. Son corps peut vous suivre mais si son esprit n’est pas avec vous, il ne donnera jamais son plein potentiel. Vous êtes suivis par des cadres et des tocards qui veulent maintenir ou améliorer leurs situations respectives. Cela s’entend pour eux, avoir de bons salaires, des avantages, une personnalité sociale. Mais ils vous voient comme un cheveu sur la soupe avec vos fringues de “président”. Vous êtes un indésirable, l’étranger dont parle Machiavel.
Même si la Majorité Présidentielle ne vous chasse pas, vos alliés se débarrasseront de vous pour se réconcilier avec leur peuple. Le peuple ivoirien. Vous n’êtes rien pour eux sinon qu’un dromadaire de service. A la première patte cassée, vous serez jeté dehors. Et il y a déjà plus d’une patte cassée en seulement 2 mois de service. Alors démissionnez avant qu’il ne soit trop tard ! Certains de vos partisans sont convaincus que c’est Dieu qui vous a installé à la tête de la Côte d’Ivoire. J’y crois moi aussi. Mais savez-vous pourquoi Dieu vous a autorisé momentanément à occuper un siège qui n’est pas le vôtre ? C’est pour permettre aux Ivoiriens de vous connaître. Votre cruauté. Votre incompétence. Vos liens occultes.
Vos soutiens qui, tapis dans le noir, vous ont aidé à porter le glaive dans les entrailles de la Côte d’Ivoire. Les masques sont tombés. Vous avez échoué dans la traduction en réalité des rêves vendus à certains Ivoiriens. Ils se rendent compte, déjà dans votre propre camp, que GBAGBO Laurent est « 10 fois mié ké » vous. Avec vous, GBAGBO Laurent a péché par le manque d’une bonne équipe de communication. Il a péché par des services de renseignement incompétents. Il a péché par un entourage qui se préoccupait souvent très peu de la consolidation de la sécurité de l’Etat. Sinon, qu’auriez-vous pu faire ? Une simple communication pointue et offensive vous aurait renvoyé dans votre Banfora natal. Mais le mal a été déjà fait.
La Révolution s’organise pour libérer la Côte d’Ivoire. Les ennemies sont connus. Ils sont localisés et démasqués. Leurs moyens aussi. La bataille sera plutôt facile, sinon totale. Mais le Mouvement anticolonialiste vaincra. Et vous avez toutes les chances d’occuper une place de choix parmi les victimes. Alors démissionnez maintenant ! Ne vous préoccupez pas du sort de Laurent GBAGBO après votre démission. C’est l’ONUCI qui le tient en captivité pour vous aider. Tout comme c’est cette mission des Nations Unies qui assure votre sécurité aux côtés de soldats burkinabés, dans un pays que vous prétendez être le vôtre. Mais l’ONUCI sera traitée telle quelle. Et Laurent GBAGBO sortira de prison. Alors, démissionnez sans délai. C’est la deuxième fois que je vous demande de démissionner pour laisser les Ivoiriens gérer leur pays. Je ne souhaite pas le faire une troisième fois. Et j’espère que nous nous comprenons.
A très bientôt.
Hassane Magued
Source : La Côte d’Ivoire la vraie
Par thruthway 
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