Une première étape…

Un article de « Alternative et cohérenceLe 13 juillet 2010, recevant 11 chefs d’état africains, Nicolas Sarkozy déclarait «La France continuera de s’impliquer de plus en plus dans votre région, dans votre continent et dans d’autres.Tout ceci est normal et sain, je dirais même salutaire».Normal? Sain? Salutaire? Un an plus tard, les ivoiriens, les peuples africains et français sont à même de juger de la véracité et de la nocivité de cette déclaration. Le recul aidant, il apparait que la France n’a pas délaissé son tropisme gaullien vis-à-vis de ses ex-colonies, la guerre coloniale menée par Sarkozy-Lyautey en terre ivoirienne en est l’exemple criant.
Une politique arrogante, mortifère et inefficace…

Cela étant, les temps ont changé. Le retour à une diplomatie coloniale a boosté les affaires des entreprises de pompes funèbres ivoiriennes et fait grincer des dents en France et sur le continent africain. Et pour quels résultats ? Une démocratie bancale où l’emprisonnement d’opposants est une banalité, où les exécutions politiques et extra-judiciaires sont monnaie courante, où les premières décisions économiques sont prises à l’avantage non pas des autochtones mais à celui du capitalisme financier mondialisé et des amis de l’ami Nicolas.

Sur le plan international, la France est pointée du doigt et conspuée pour sa politique sur l’ensemble du continent.

Le roi Midas-Sarkozy, bien décidé à transformer tout ce qu’il entreprend en échec cuisant, a atteint son but au-delà de toute attente. Voulant transformer son poulain Alassane Ouattara en président, il n’a réussi qu’à le vêtir des oripeaux du roi nègre, despote non-éclairé, passible de la CPI.

Un préfet-sident, reconnu par la communauté internationale, démocratico-incompatible du fait de ses liaisons plus que dangereuses avec les « comzones » ou autres brigands de grands chemins, démocrates à temps partiel, assassins à temps plein, sillonnant le nord de la Cote d’Ivoire depuis la partition de 2002.

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