Visées dictatoriales du régime Ouattara Le pouvoir veut dissoudre le Fpi

Le président du FPI Affi N’Guessan,le 1er vice-président Sangaré Aboudramane et la 2e vice-président Simone GBAGBO sont déportés au nord
par La Majorité Présidentielle Gbagbo, jeudi 14 juillet 2011, 20:53

De peur d’avoir à affronter La majorité présidentielle dans des élections législatives transparentes et crédibles, le régime Ouattara se prépare à prendre une grave décision : dissoudre le Front populaire ivoirien par des manoeuvres politico-juridiques. La démission de Mamadou Koulibaly du Front populaire ivoirien nous donne-t-elle une idée de ce qui se trame dans l’ombre pour écarter la majorité présidentielle des prochaines élections générales, à commencer par les législatives qui apparaissent, politiquement et stratégiquement, les plus importantes ? les militants du parti et les observateurs avisés ne sont pas loin, en tout cas, de faire un lien entre la traîtresse attitude du président de l’Assemblée nationale et le stratagème mis en oeuvre, à en croire nos sources, par Ouattara pour casser le Fpi. Car le pouvoir en place se sait incapable de venir à bout du parti de laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien, lors des prochaines élections législatives, municipales et départementales. Aussi des indiscrétions révèlent-elles que Ouattara aurait confié à une cellule spéciale de réflexion encadrée par des conseillers venus de l’elysée la délicate mission de fragiliser, de casser puis de dissoudre le Front populaire ivoirien. en utilisant aussi et surtout des pions important à l’intérieur du parti. Mamadou Koulibaly aurait donc été retenu comme le cheval de troie qu’il fallait pour ce complot. Car il a le statut et le profil de la mission. du moment que de sa position de président du parlement ivoirien, il était à la fois l’un des cadres les plus influents du Fpi. et donc bien placé pour ébranler le parti par un brusque écart au moment où les militants s’y attendaient le moins. 

Des manoeuvres politiques et juridiques en cours Koulibaly, à ce titre, serait manipulé par le parti au pouvoir dans le cadre d’un véritable projet de dissolution du Fpi. la nouvelle qui circulait timidement et à laquelle certains n’osent pas encore croire, au regard de la grossièreté et de la gravité d’une telle option, a été confirmée par le ministre lazare Koffi Koffi lors de l’interview qu’il nous a accordée dans notre parution du lundi 11 juillet 2011. juste trois mois après le renversement de laurent Gbagbo par le France et l’installation par la force de Ouattara au pouvoir le 11 avril 2011. Résumant le stratagème de Ouattara pour noyer le parti de laurent Gbagbo, il révèle que les tracasseries, les poursuites et les actes de persécutions en tous genres contre les députés et autres élus et cadres du Fpi visent à « les éloigner de l’hémicycle pour constater leur absence en vue de dissoudre le parti par des décisions politiques et juridiques ». et la nouvelle, aussi ahurissante qu’elle puisse paraître, est à prendre très au sérieux, préviennent nos sources. « En effet, le nouveau régime qui ne craint par d’être ridicule au risque même de prendre des décisions les plus insensées pour se maintenir par l’arbitraire est prêt à franchir le Rubicon pour prononcerla dissolution du Fpi, dès que son plan sera dans sa phase ultime », a averti un élu de l’Ouest, au cours d’un entretien. « Il s’agit donc pour Ouattara de maintenir les députés Fpi et Lmp déjà en détention ou en exil loin de l’Assemblée nationale, puis de faire de la manipulation à grand
renfort médiatique avant de prendre une certaine opinion bien connue à témoin pour constater que les députés Fpi refusent de
siéger. Ensuite l’on poussera le bouchon plus loin pour en déduire que ceux qui sont en exil refusent de rentrer au pays parce qu’ils préparent, avec des personnes sur place, quelque chose de suspect. On portera, ensuite, contre eux les accusations fantaisistes de coup d’Etat imaginaire qui accablent actuellement les ex- Fds et militaires en exil. Histoire d’agrémenter le tout avec des rumeurs sur des
armes en circulation du fait des accusés », a-t-il ajouté. il sera, par la suite loisible au régime Ouattara, de donner le coup de grâce. Par les soins et par la voix de Me Ahoussou jeannot, ministre de la justice dont on connaît le zèle lorsqu’ il s’agit de traquer le camp Gbagbo pour plaire à son maître Ouattara. le pouvoir pourra déclarer que le Fpi étant « un parti dangereux qui prépare un mouvement de subversion », telle ou telle disposition juridique, dans des « circonstances exceptionnelles », permettent de le dissoudre. et les
débats auront lieu à l’Assemblée nationale. Au cours de sessions parlementaires que Koulibaly pourrait être chargé de convoquer.
 pourrait jouer un rôle clé dans l’affaire. Ou, à tout le moins laisser faire. n’est-il pas le président de l’Assemblée nationale ? A-t-il démissionné parce qu’il aurait du mal à assumer les choses en tant que cadre du Fpi si le complot dont les échos nous parviennent se
confirmait ? A-t-il quitté le navire avant cet autre coup de force contre le Fpi, pour créer son parti ? Autant de questions qui rejoignent
les soupçons qui pèsent sur Mamadou Koulibaly quant à sa connivence avec Ouattara pour déstabiliser, briser et écarter le Fpi avant les prochaines législatives… Pour le dissoudre ensuite. Quelle aberration !
K. Kouassi Maurice
Source : Facebook
Publicités