Lu pour vous concernant la Libye

« La France a fait évoluer dimanche sa position sur le conflit libyen, dont l’issue sera selon elle non pas militaire mais le fruit de négociations entre les parties en présence.
Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a conditionné la fin de l’intervention alliée sous l’égide de l’Otan à la mise en place d’un dialogue entre les militants pro-Kadhafi et l’opposition.
Il a évoqué un maintien du colonel Mouammar Kadhafi « dans une autre pièce de son palais, avec un autre titre », tout en rappelant qu’une partie de son peuple demandait son départ.
Au terme de quatre mois de frappes en Libye en vertu d’une résolution de l’Onu visant à protéger les civils, l’heure d’un règlement politique est venue, a estimé le ministre français. »
Il a fallu du temps pour qu ils reconnaissent que ce ne sont pas tous les Libyens qui voulent le depart de Khadafi, c est deja un petit progres. Reste a faire le reste, tout le reste… Mais je ne les en crois pas capables.
En tant que Français, le plus intéressant à comprendre pour nous c’est que dans le cadre d’une économie libérale mondialisée nous faisons cette guerre du pétrole pour le compte de TOTAL, société qui ne paye pas un Euro d’impôt sur les Sociétés en France (IS), –  » (..) Longtemps, caché, réfuté, c’est désormais un secret de polichinelle, depuis que Christophe de Margerie, le patron de Total l’a publiquement assumé : le plus riche, le plus rentable, le plus gros des groupes Français ne paye pas un centime d’impôts en France. Au delà du symbole, de nombreux rapports, à commencer par celui du Conseil des prélèvement obligatoire, rattaché à la Cour des comptes, ont largement décrit la lente dérive de l’impôt sur les sociétés (IS). Ses travaux avait montré que avec un taux moyen de 8%, le poids fiscal des sociétés du CAC 40 était 4 fois inférieur à celui de la PME du coin. (…) – http://www.marianne2.fr/Scandaleux-l-impot-des-groupes-prives-du-CAC-40-n-est-que-de-33-_a208207.html
– selon le géopoliticien Aymeric Chauprade. –
–  » (…) – A vous entendre, on a l’impression d’une grande impréparation dans l’intervention en Libye, d’une stratégie à très court terme…
– Il n’y a pas eu d’analyse stratégique, et les Etats occidentaux ont fait preuve de court-termisme, avec en plus le problème d’agendas qui ne sont pas étatiques: pour les grands pétroliers, qui veulent une remise à plat des données énergétiques, comme Total ou BP – celui-ci doit retrouver de nouvelles réserves après le désastre du golfe du Mexique -, la Libye est un marché considérable. L’agenda de la politique intérieure française, avec la nécessité d’agir après la mise en accusation de la politique étrangère française en Tunisie, s’est aussi imposé. Enfin l’agenda médiatique, avec l’intervention de Bernard-Henri Lévy, qui a été instrumentalisé. C’est la combinaison de tous ces intérêts qui a abouti à la situation d’aujourd’hui. Les Américains ont laissé les Français et les Britanniques se mettre en avant, et aujourd’hui on se rend compte que tout cela coûte très cher. Il faut donc faire vite, c’est devenu une obsession. (…) – –http://www.letemps.ch/Page/Uuid/e8c3644a-8641-11e0-93a4-b97e05e40fd3|1
Source : Commentaire d’un article du Figaro
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