Déjà fatigué, alors que le «championnat» ne fait que commencer?

par La Majorité Présidentielle Gbagbo, jeudi 7 juillet 2011, 16:43
Toujours la rumeur. Le nouveau pouvoir serait ‘’fatigué’’. Il aurait demandé 6 mois, soit une demi-année, pour se ‘’reposer’’. Il y a visiblement trop à faire. Le problème posé par les Frci, les commissariats de police et les brigades de gendarmerie détruites. La Justice qui ne fonctionne plus. L’insécurité qui a pris des proportions extrêmes. L’administration sinistrée. Les entreprises ruinées qui attendent d’être aidées. Les propriétaires des véhicules volés par les pillards qui attendent qu’on les leur restitue. Le casse-tête des salaires des fonctionnaires chaque fin de mois, dans un pays qui n’a plus de régies financières. Les bailleurs de fonds et les investisseurs qui posent d’énormes conditions au pouvoir. Laurent Gbagbo et tous ces prisonniers qui hantent les maîtres des lieux. Ces militaires en exil qui donnent l’insomnie à plus d’un. L’année blanche qui se profile à l’horizon pour les élèves et étudiants. Le prix du café cacao qui est au plus bas niveau. Les emplois pour les femmes et les jeunes. Les routes, les écoles et les hôpitaux à réhabiliter et à construire. Les nombreuses promesses faites. Les pluies de milliards. La Côte d’Ivoire qui est à reconstruire. «Cela fait beaucoup et même trop pour nous», a laissé entendre un cadre haut placé du Rdr. On comprend que, selon la rumeur, le pouvoir demande une mi-temps, pour faire une pause. On lui aurait répondu que six mois pour se reposer, c’est trop. Les vacances du chef, c’est 2 mois. Pas plus. Au-delà, il pourrait être considéré comme démissionnaire. Finalement, l’on aurait trouvé un compromis: 3 mois de repos. Alors que «le championnat national» ne fait que commencer. La rumeur est vraiment accablante. Mais il faut comprendre. Une chose est de parler et de parler. Une autre est de faire ce qu’on a promis : ces bateaux et ces avions chargés de milliards qui ne sont pas loin. Des billets de Fcfa tout neufs que tout le monde attend. Dur, dur de gérer un Etat à genoux, une République qui n’existe plus, une Nation qu’on a soi-même divisée. Surtout quand on a trop parlé mais qu’on n’en a pas la carrure.

K.K. M

Source : Facebook
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