Depuis la fin de la semaine dernière, les habitants de Zanoufla ont perdu toute quiétude. Et pour cause, ils ont subi un week-end d’enfer avec une descente des éléments des Frci, les vendredi et samedi derniers. Seulement, ils ne sont pas au bon de leurs peines.

Pensant qu’il ne s’agissait que d’une parenthèse à vite refermer, les habitants de Zanoufla ont vite déchanté. Quand ils ont vu que les éléments des Frci (les forces pro-ouattara), partis seulement le samedi matin du village après 24 heures non-stop de «terreur», ont refait surface à Zanoufla, avec l’installation d’une «base». Cette fois, les éléments des Frci réclament aux villageois la somme de 1,2 million de Fcfa de «dommages et intérêts» parce que les villageois se sont opposés à l’embarquement d’un des leurs et de plus, ils (les éléments des Frci, ndlr) ont dû gaspiller des munitions inutilement qu’il va falloir rembourser. C’est pourquoi, ils ont demandé aux populations de réunir dans les plus brefs délais, la somme de 1, 2 million de Fcfa, au risque de devoir subir la furia des «chefs».


Par ailleurs, selon les villageois, les éléments des Frci motivent leur présence dans le village, pour assurer, disent-ils, la protection des allogènes qui leur ont fait savoir qu’ils pourraient être «maltraités » par les villageois. Aujourd’hui, les villageois de Zanoufla vivent dans une peur constante parce qu’ils ne savent plus à quel saint se vouer.

Le régime de la terreur ne fait que s’accentuer avec une complicité tacite de la France. Celle qui hier, sous le fallacieux prétexte de protéger la population civile d’Abobo contre les forces de défense de de sécurité (Fds) restées fidèles au président Gbagbo, était prompte à faire décoller ses hélicoptères et lancer des missiles sur les chars des Fds, aujourd’hui reste silencieuse devant tous ces massacres. Ou bien pour les autorités françaises, le sens d’une population civile en Côte d’Ivoire ne se limite qu’aux partisans de Ouattara et à tous ceux et celles qui jugés susceptibles d’avoir voté pour lui.

Devant ces comportements d’une autre époque et ses attitudes frustrantes, qu’on ne s’étonne pas demain, de la réaction brutale de la population ivoirienne contre ce régime de la terreur. L’instinct de survie y oblige.

Par thruthway
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