Quand la violence entraîne la violence, l’exemple de la Côte d’ivoire

Laurent Gbagbo a été fait prisonnier au mépris de toute légalité. Il n’a pas le droit de recevoir la visite de ses avocats, ni de qui que ce soit. Un homme, qui serait resté un éternel opposant sans l’aide de la France, et qui n’a aucune légitimité politique en Côte d’ivoire, s’est assis sur le fauteuil présidentiel encore tout chaud et fait régner la terreur sur toute l’étendue du territoire ivoirien. Il est arrivé là par la force et la violence. En vertu de quel changement brusque de philosophie deviendrait-il doux comme un agneau, maintenant qu’il a atteint le but suprême de sa vie ? Il a le titre de président. Il a soit-disant gagné les élections. A l’en croire, il est donc majoritaire. Pourtant, les atteintes aux droits de l’homme se multiplient depuis qu’il a été fait président, les massacres continuent, ses miliciens terrorisent chaque habitant qu’ils croisent, quand ils ne l’abattent pas. Lui-même ne sort pas. On ne le voit pas aller à la rencontre des Ivoiriens, aurait-il peur de ses « administrés », où même peut-être de ses propres hommes ?


Toujours est-il qu’il n’arrive que de plus en plus difficilement à contenir les velléités de révolte de ses hommes en armes. Quoi de plus normal, puisqu’il ne peut même pas leur donner l’argent qu’il leur avait promis ! La sécurité des Ivoiriens n’est pas garantie, et il ne fait rien pour arranger cela. La démocratie façon ouattara montre ses limites, et ceux qui le soutenaient vont bientôt comprendre leur erreur, si ce n’est déjà fait. Son seul programme politique consiste à demander de l’argent aux Occidentaux. S’il ne peut déjà pas ramener la paix en Côte d’ivoire, que peut-il faire encore? Il s’est lancé dans une fuite en avant et entraîne avec lui le pays entier. Il n’a pas le choix. Comme il n’est pas majoritaire, il est obligé de régner par la violence et la terreur. Il musèle ainsi les libertés, en bon dictateur. Et la vie des Ivoiriens n’en sera que plus difficile. Quitte à faire sombrer le pays économiquement, politiquement ; il est président, un point c’est tout. Que les Ivoiriens se le tiennent pour dit : leur pays tombe. Et tant que ouattara sera président, il continuera de tomber. 

Anne Bonsergent.

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