Pour ceux qui en doutaient encore, voilà un exemple de plus du caractère dictatorial du régime de ouattara. Abidjan est désormais découpée en quatre zones. Dans chacune de ces zones sévissent un ou plusieurs de ces pseudo chefs militaires, qui ont la bénédiction de ouattara pour poursuivre, torturer et exécuter leurs opposants ou supposés tels. ouattara sait pourtant que les membres les plus influents des Patriotes ne sont pour la plupart plus en Côte d’ivoire. Ses sbires s’en prennent donc intentionnellement, et sous les yeux des ONG (les seules qui dénoncent ouvertement ces agissements), aux populations civiles désarmées, sans défense. Wattao règne sur Marcory, Koumassy, Port-Bouêt et Treichville ; Chérif Ousmane sur le Plateau et Adjamé ; Morou Ouattara, Koné Zakaria, Hervé Touré et Ousmane Coulibaly, dit Ben Laden (les Américains apprécieront !) se partagent les deux zones restantes : Yopougon, Abobo, Anyama, Cocody et Attécoubé. Ces hommes sans foi ni loi tuent en toute impunité.

Laurent Gbagbo, lui, n’a jamais poursuivi ses opposants pour le seul motif qu’ils étaient ses opposants, il ne les a jamais empêché de s’exprimer. Pourtant c’est lui qu’en France et ailleurs on accuse de tous les maux. Parce qu’il dérangeait. Parce que sa politique allait à l’encontre des desseins hégémoniques de la France en Afrique. Maintenant que ouattara fait mille fois pire que ce que l’on a reproché -injustement- à Gbagbo, personne ici ne lève le petit doigt. Personne. Cet homme se livre à une épuration ethnique qui participe à la destruction de la Côte d’ivoire socialement, humainement et historiquement. Ce qu’il fait est intolérable., et le silence politique et médiatique qui entoure ces actes ignobles est tout aussi intolérable. Mais taisez-vous, la françafrique en Côte d’ivoire est de nouveau en marche. Tout ce qui va à l’encontre des intérêts français est tu, voire combattu. Maintenant, les seuls à pouvoir lutter contre cet état de fait sont les Ivoiriens. Si un jour tous se lèvent comme un seul homme pour dire leur ras-le-bol de l’ingérence étrangère dans leur pays, que fera la France ? Elle qui a soutenu les révolutions tunisienne, égyptienne, libyenne et maintenant syrienne, comment réagira-t-elle à la révolution ivoirienne ? Qui vivra verra… 
Anne Bonsergent
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