Très déçus des postes insignifiants que Alassane a donné au PDCI, les dignitaires de ce parti cinquantenaire, se sont retrouvés au domicile du Doyen Camille Ali Ali pour manifester leur mécontentement. Les discussions on été très vives nous, rapporte notre source.
Il faut dire que dans la répartition des postes ministériels, ce parti crée par feu Felix Houphouet Boigny et qui a été à l’origine des bons scores réalisés par Ouattara à l’élection présidentielle (48%), n’a obtenu que des strapontins. Alors le camp Ouattara s’est ravi tous les postes juteux.
Si hier le RHDP (Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et pour la Paix), la coalition politique pro-ouattara dans laquelle le PDCI a été actif, faisait l’unanimité face à la formation politique du président Gbagbo. aujourd’hui ce n’est plus le cas. Les plaintes deviennent de plus en plus nombreuses chez les militants et cadres du parti politique de Henri Konan Bédié.
Les dignitaires de son parti, réunis chez M. Camille Ali, ont chargé ce dernier de voir avec le président de leur parti politique pour une révision des relations avec celui de Ouattara. Leur démarche n’est aucunement isolée. Elle traduit le mécontentement des militants de base et de nombreux cadres du PDCI.
Dans les coulisses on se prépare déjà aux futures élections législatives. Des pontes du Pdci, ils sont nombreux, croient dur comme fer qu’avec la chute du LMP (La Majorité présidentielle, groupement politique proche du Président Gbagbo), leur formation politique tient une belle occasion pour se remettre en scelle et s’affirmer comme le premier parti sur l’échiquier national. Le vieux parti veut jouer seul sur les déboirs actuels du FPI, le parti du Président Gbagbo, et pense pouvoir reprendre les bastions favorables au FPI. Notamment, dans les régions du Sud Comoé, de l’Agneby et du Moyen Comoé.
En fait, le parti dirigé par Bédié, au regard des résultats glanés dans les urnes au premier tour du scrutin présidentiel, a pris la pleine mesure de sa force sur l’échiquier national. Le Pdci s’en veut d’avoir été victime de sa propre turpitude.
Le secrétaire général, Alphonse Djédjé Mady, continue de maintenir la flamme en multipliant les réunions de stratégies avec les cadres des régions pour être sûr que les automatismes se mettront en place lorsque le top départ sera donné.
Selon des analystes, en faisant le choix d’aller aux élections générales en rangs dispersés, le Pdci veut se tailler une majorité confortable à l’hémicycle. Et, partant s’adjuger la présidence de l’Assemblée nationale pour constituer un contrepoids à son allié installé de force par la France dans le fauteuil présidentiel. Dans ce cas, il pourra contrainde Ouattara à lui céder la primature qui lui a été promise.
Cette désunion entre le Pdci de Konan Bédié et le Rdr d’Alassane Ouattara qui est entrain de se consolider, est une belle occasion pour le groupement politique favorable au président Gbagbo de se ressouder pour reprendre sa place en tant qu’une formation politique incontournable au lieu de passer son temps à étaler ses contradictions dans la presse, comme le fait le professeur Mamadou Koulibaly.
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