Depuis que les forces résistantes se sont retirées de la plus grande commune de Côte d’ivoire, les populations vivent dans une situation d’insécurité totale. Des jeunes gens soupçonnés d’être des pro-Gbagbo sont quotidiennes enlevés et emmenés vers une destination pour être torturés, par les forces pro-ouattara qui occupent le terrain.

Le Samedi 21 Mai 2011, au quartier Azito, dans la commune de yopougon, un gérant de cabine téléphonique a été spolié de ses téléphones portables au nombre de 4, par un soldat des Frci (forces pro-ouattara) qui l’a entraîné dans une broussaille.

Arrivé dans la broussaille, sans aucun humanisme, le soldat en question lui tire une balle dans la jambe.
Ce jour là, selon de nombreux témoignages, le gérant tient tranquillement sa cabine téléphonique non loin du terminus des bus de la ligne 27 à Niangon-Azito. Aux environs de 11h GMT, il est accosté par un homme en tenue militaire avec une « kalache ». Ce dernier, l’air grave, lui demande de le suivre. Ce qu’il fait sans hésiter, pensant à faire à un client. « C’est une bonne affaire » se dit-il, lorsqu’on sait que les soldats de Ouattara ont une propension à dépenser facilement l’argent qu’ils ont acquis dans des conditions douteuses. Mais le gérant de cabine va déchanter.

De fait, il sera entraîné loin de son lieu de commerce et conduit dans un maquis en bordure de lagune. En ces lieux, le soldat lui intime l’ordre de lui montrer où se trouvent les armes que « Gbagbo a caché », selon ses termes. Tout étonné, le gérant de cabine lui fait savoir qu’il en est totalement étranger. L’alibi est tout trouvé pour que ce soldat qui ignore tout des règles qui régissent son métier, entraîne le jeune homme dans une broussaille et loge une balle dans son genou gauche.

Alors que la victime se tord de douleur, dans les herbes, l’élément des frci lui prend tout, ses téléphones portables et tout sa recette de ce jour et disparaît.

Les habitants qui ont été témoins de la scène vont porter secours au gérant de cabine en le conduisant à la formation sanitaire urbain de yopougon-Attié, où il recevra des soins appropriés. A ce jour, on nous apprend que sa santé s’améliore.

Par thruthway Publié dans : droit de l’homme

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