Depuis son installation par Sarkozy, Ouattara n’a de cesse de donner des gages de « mains blanches » à la communauté internationale qui de près ou de loin, y a contribué. L’un des créneaux choisis à cet effet est la traduction de Gbagbo devant, à la fois, la Justice ivoirienne et la Cour pénale internationale. « Il faut que l’impunité cesse dans notre pays » clamait-il déjà, avant même sa tartufferie dite investiture à Yamoussoukro le samedi 21 mai dernier. Dit en passant, cette affaire aura coûté un bon paquet de CFA aux contribuables ivoiriens. Gbagbo doit être jugé pour tous les crimes de sang commis depuis le 28 novembre 2010. Comme un amnésique, notre « cher » Président international, passe par pertes et profits, tout ce que son Premier ministre a fait subir aux populations vivant dans ce pays. Petit-Duékoué, Guitrozon, n’ont jamais existé. Idem pour ce pauvre gendarme égorgé lors d’une cérémonie en présence de M. Koné Zakaria. Idem pour les soixante gendarmes fusillés en groupe à Bouaké et jetés dans une fosse commune. Les crimes pour lesquels Fofié, com-zone de Korhogo, a été sanctionné par l’ONU, motus et bouche cousue. Elles seraient même levées en catimini que cela n’étonnera personne. Qui sera jugé pour le martyr de Duékoué, reconnu par la presse étrangère et des organisations internationales non gouvernementales ? Qui paiera pour les sévices, atteintes au droit de l’Homme de tous ceux qui séjournent aujourd’hui dans les nombreuses prisons de Ouattara ? Le Golf Hôtel, son QG de campagne désormais siège de la République regorge de nombreux prisonniers anonymes. Il y en a à Bouna dans l’extrême nord-est du pays. A Odienné, à Katiola etc.… Un régime de terreur s’est abattu sur le pays mais, silence, Ouattara gouverne. Nous sommes dans la même logique depuis le début de ce cauchemar. Le bourreau est porté aux anges, tandis que la victime est diabolisée. Ainsi, la rébellion de septembre 2002 est blanchie alors que la vigoureuse résistance du peuple est vouée aux gémonies. Les Ivoiriens n’ont pas droit de se défendre en cas d’agression. Il leur a toujours été demandé de se livrer mains et pieds liés aux appétits du libéralisme mondial. Pas droit à la légitime défense. A preuve, ce curieux embargo sur les armes alors que les rebelles qui n’ont jamais appliqué la clause du désarmement, étaient rééquipés en armes lourdes. L’armée française, prétextant de détruire les armes lourdes de la République afin qu’elles ne soient pas utilisées contre les populations civiles (Gbagbo est soudain devenu fou, pour tirer sur ses compatriotes), a considérablement réduit la puissance de feu des FDS, livrés aux tirailleurs de Ouattara. Lesquels n’ont jamais, seuls, battu l’armée loyaliste.
En un mot comme en mille, ce qui se passe en Côte d’Ivoire, avec cette justice à deux vitesses n’est rien d’autre qu’une punition infligée au peuple ivoirien pour son insoumission au capitalisme mondial, représenté par la France. Qui n’entend pas se laisser filer entre les griffes, toute cette énorme eldorado qu’est la Côte d’Ivoire.


SOURCE : Le Temps
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