Article de la rédaction de Koaci.com en Côte d’Ivoire::
Alors que nous apprenons que le général de division Georges Guiai BI Poin (Cecos) qui était convoqué au Golf Hôtel ce vendredi pour être auditionnés a été arrêté au Golf hôtel à Abidjan et mis sous mandat de dépôt, l’une des tares des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) serait inévitablement le racket sur certaines voies principales. C’est du moins le sentiment partagé en ce moment par bon nombre d’ivoiriens et surtout les transporteurs. 


Avec la naissance de la quatrième république, l’on croyait définitivement tourner la triste page du racket en Côte d’Ivoire. Mais que non ! Ce fléau des temps modernes qui met en mal l’économie de la Côte d’Ivoire se serait enraciné avec l’arrivée des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). 

Les plaintes des transporteurs contre ces dernières fusent de partout ces temps ci. « Le racket a refait surface. Nous payons trop d’argent sur les routes. Les faux frais de route se sont multipliés, » a déclaré un transporteur de gros camion qui fait la liaison Abidjan San-Pédro. En effet, ce transporteur qui a voulu garder l’anonymat a ajouté qu’entre Grand-Bérébi et Fresco dans le sud ouest de la Côte d’Ivoire, l’on dénombre à ce jour au moins sept barrages, alors que ces deux villes ne sont distantes d’environ 100 km. Issouf, un autre transporteur d’un mini car confie que les Frci mènent la vie dure aux transporteurs dans certaines localités. « Les Frci arrêtent les véhicules de transport à tout vent et exigent des laissez-passer aux conducteurs. Les mini cars paient la somme de 3000 Fcfa, les gros camions vides 15000 Fcfa tandis que les gros camions transportant des marchandises paient 25000fcfa, » dénonce Issouf, très amer. Les passagers des cars de transport seraient également soumis à des contrôles stricts et intempestifs de la part des Frci. Des voyageurs affirment que sur l’axe Abidjan Soubré en passant par Tiassalé, les contrôles sont excessifs. Du coup le trajet entre ces deux villes devient parfois lassant. « Les barrages sont énormes sur le trajet. Les passagers descendent à tous les corridors pour le contrôle des pièces d’identités, » soutient un passager. Les Frci soutireraient de l’argent aux personnes qui n’ont pas de pièce. « J’ai payé la somme de 1000 Fcfa à un élément des Frci à un barrage pour défaut de pièce. Il m’a obligé, sinon je passerais la nuit avec eux au corridor, » témoigne Ténin, qui revenait de Gagnoa. Plusieurs cas de racket sont signalés sur d’autres voies principales. Passagers et transporteurs accusent les éléments des Frci de copier les mauvaises habitudes des ex-Fds.

Par ailleurs, la situation politique évolue de jour en jour en Côte d’Ivoire, quelques jours avant l’investiture du président de la république. Nous apprenons ce samedi que le président du conseil économique et social, celui de la cour suprême ainsi que le grand chancelier, respectivement Laurent Dona Fologo, Tia Koné et Youssouf Koné ont été démis de leur fonction par le président de la république, Alassane Dramane Ouattara (voir article Koaci). Ces trois personnalités politiques étaient considérées trop proches du président déchu Laurent Gbagbo.

Wassimagnon, Koaci.com Abidjan



Publicités

Laisser un commentaire