La collaboration entre éléments des ex-Forces armées des Forces nouvelles (FAFN, ex-rébellion) et Forces de défense et de sécurité (FDS, ex-armée régulière) ne se fait pas sans difficultés au sein des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI, armée nouvelle).

Des éléments des Frci (DR)Sur le terrain, ex-FAFN et FDS patrouillent souvent ensemble mais le cœur n’est vraiment pas à la collaboration.

La méfiance et la sous-estimation font régner une « lourdeur » au sein des FRCI de Yamoussoukro.Les FRCI, alliées d’Alassane Ouattara, ont défait militairement l’armée de l’ex-président Laurent Gbagbo.Elles sont essentiellement constituées des combattants de l’ex-rébellion du nord.Pour des éléments des ex-FAFN basés à la gendarmerie, leurs frères d’armes ex-FDS ne doivent pas prétendre leur donner des ordres.« C’est eux qui se sont rallies, nous avons combattu dur pour être ici et partout dans le pays. Ils ne doivent pas nous donner des ordres, on ne peut pas l’accepter pour le moment », disent en chœur des éléments sous couvert de l’anonymat.Du côté ex-FDS, un adjudant-chef, ex-élément du défunt Centre de commandement intégré (CCI) accuse. « On nous a conduits au ralliement. Nous avons accepté et agi dans ce sens. Mais dans la réalité nos amis des ex-FAFN continuent de se méfier de nous si bien qu’on se regarde en chien de faïence », souligne-t-il.Selon lui, « la hiérarchie doit se rendre sur le terrain dans les camps, casernes, cantonnements et autres commissariats pour répartir les rôles et situer les commandements, les responsabilités ».« Avons-nous désormais l’ordre et le droit de porter nos armes ? Ou devons-nous continuer d’être avec nos frères d’armes ex-FAFN toujours armés sans avoir l’autorisation de porter les nôtres ? », s’interroge-t-il, indiquant que « toute la question du bon fonctionnement de la nouvelle armée est là aussi ».Un adjudant-chef de la 3ème légion de gendarmerie de Yamoussoukro dénonce leur mise à l’écart.« Après notre inscription sur la liste des ralliés, on nous a remis des papiers de permission indéfinie. Depuis le 15 avril, je suis inscrit et je suis à la maison attendant l’hypothétique rappel », s’insurge-t-il.Le retour définitif de la paix dans le pays passe par une armée véritablement républicaine. Pour de nombreux Ivoiriens, l’armée doit cesser de donner l’image d’une armée gangrénée par des problèmes d’appartenance à une région, une religion, une ethnie mais aussi et surtout par des clivages politiques


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