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Romandie News

Côte d’Ivoire: l’audition de Gbagbo reportée de mercredi à vendredi

ABIDJAN – L’audition de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, dans le cadre d’une enquête préliminaire portant sur des accusations d’exactions et de concussion, a été reportée de mercredi à vendredi, a annoncé mardi à l’AFP le procureur de la République d’Abidjan.

Laurent Gbagbo aurait du être entendu demain (mercredi), mais ses avocats ne sont pas prêts. Nous avons décidé de reporter de quelques jours, au vendredi 6 mai, a déclaré Simplice Kouadio Koffi.

M. Koffi procèdera lui-même à l’audition de l’ex-chef d’Etat, accompagné d’officiers de police judiciaire issus de la police et de la gendarmerie, a-t-il précisé.

Près de 200 personnalités de l’ancien régime de Laurent Gbagbo se trouvent en résidence surveillée dans différentes villes du pays, une mesure prise par le président Ouattara pour une durée de six mois renouvelable, concernant des personnes présentant un trouble à l’ordre public.

L’audition de Simone Gbagbo (l’épouse de M. Gbagbo) a été repoussée pour les mêmes raisons. Elle aura lieu samedi 7 mai. L’audition des personnes assignées à la résidence à l’hôtel La Nouvelle Pergola à Abidjan débutera dès demain (mercredi). Elle aura lieu la semaine prochaine pour celles qui se trouvent dans d’autres villes du pays, a indiqué M. Koffi.

M. Gbagbo et son épouse Simone ont été arrêtés le 11 avril à la résidence présidentielle à Abidjan, après une offensive de plusieurs jours des forces du président élu Alassane Ouattara, appuyées par la force française Licorne et l’ONU.

Détenu d’abord au Golf hôtel d’Abidjan, quartier général de M. Ouattara, le couple a ensuite été séparé: M. Gbagbo a été transféré à Korhogo (nord) et son épouse à Odienné (nord-ouest).

L’ex-président a reçu lundi la visite d’une délégation du groupe dit des Elders (Anciens) menée par l’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan et l’archevêque sud-africain Mgr Desmond Tutu, qui l’a trouvé en bonne santé.

Laurent Gbagbo est notamment accusé d’être responsable de crimes et exactions, de concussion et d’appels à la haine.

Nous avons exclu ce qui relève de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI), comme les crimes contre l’humanité, avait souligné le 30 avril le ministre de la Justice, Jeannot Kouadio Ahoussou, précisant qu’une délégation technique de la CPI était présente depuis six jours en Côte d’Ivoire.

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