KKB et quelques membres de la JPDCI au cœur d’un scandale de Coup D’état contre le Président ADO.
L’essentiel des pièces du puzzle que formait l’opération de Coup d’État contre l’actuel président Ivoirien, Alassane Ouattara, sont sur le point d’être totalement réunies par notre rédaction qui en était informé depuis début du mois de novembre 2010.

Ce scandale politique impliquant le PDCI n’a été mis à jour, que trois jours avant la mort d’IB, le Sergent-chef ivoirien putschiste qui s’était pompeusement attribué le titre de Général de division.

Ce coup d’état au centre duquel se trouve le président des jeunes du PDCI semble, de toute évidence, impliquer d’autres caciques de ce parti houphouétiste qui sont hostiles au Président Alassane D. Ouattara tout en étant opposés à la fusion du PDCI au sein d’un nouveau parti houphouétiste.

Ce coup concocté dans le secret, n’est entré dans sa phase d’exécution qu’avec l’action du commando invisible dirigé par le « Général » Ibrahim Coulibaly.

Pour atteindre ses objectifs, IB, faisant feu de tout bois, a bénéficié du soutien logistique et humain du PDCI, précisément de celui de la JPDCI dirigée par Kouakou Konan Bertin (KKB), le sulfureux et tumultueux président de la JPDCI, qui à 43 ans dirige cette structure spécialisée des jeunes du parti.

La mort d’IB enterre les projets lugubres des partisans du Tout Sauf Ouattara (TSO), tapis au sein du PDCI.

Nombreux sont les groupes politiques qui vivent la mort d’IB comme un véritable désastre pour leur projet de conquête du pouvoir. Parmi ceux-ci, on retrouve, contre toute attente certains partisans du PDCI qui, en dépit de la présence de leur parti au sein du RHDP, ont décidé de passer par tous les moyens pour s’opposer à l’exercice du pouvoir d’État par Alassane Ouattara.

Tapis dans le noir et manœuvrant à l’insu des ivoiriens, ces individus aux desseins lugubres planifiaient la mise à l’écart du président ADO qui, selon eux, ne devrait pas gérer le pouvoir en Côte D’ivoire. Ils estiment que non seulement ADO n’est pas un ivoirien de souche pure, mais dans leur calcul de prise du pouvoir au sein du PDCI après le départ Bédié, l’accession au pouvoir du président Ouattara est de nature à ruiner leur plan personnel de conquête de pouvoir.

Ces caciques ivoiritaires retrouvent à leur tête le président de la jeunesse du PDCI, Kouadio Konan Bertin dit KKB, qui est un farouche anti-alassaniste. Ce dernier n’hésite pas à dire à qui veut l’entendre que c’est Alassane qui est à la base du coup d’état qui a fait perdre le pouvoir au PDCI. Opposant indécrottable de la poursuite de l’alliance politique PDCI-RDR sous prétexte qu' »on ne marie pas sa mère à l’assassin de son père », KKB en veut aussi terriblement au Premier Ministre Guillaume Soro, qui selon lui aurait étouffé son ambition d’être un grand leader estudiantin au moment où il dirigeait la CERAC, un mouvement estudiantin minoritaire qui avait du mal à se frayer un chemin sur le campus au moment où le premier ministre Soro Guillaume dirigeait quant à lui la FESCI qui était hégémonique dans le milieu étudiant.

Cette haine viscérale, difficilement dissimulable de KKB qui en veut au président Ouattara et à son premier ministre, explique son rapprochement avec IB. Il est appuyé dans cette manœuvre par certains de ses ainés du PDCI. Ce rapprochement avec l’ennemi connu de Soro était, pour KKB, une façon de prendre sa revanche contre ce dernier, sur la scène politique, tout en se vengeant du président ADO.

Soutenus par ces caciques ivoiritaires du PDCI, KKB et certains partisans du président Bédié vont tenter de faire exécuter un coup d’État, en s’appuyant sur Ibrahim Coulibaly, qui devrait remettre en cause l’entièreté du scrutin, refaire le recensement et donner une chance au PDCI de reprendre le pouvoir.

Ce plan concocté minutieusement et au cœur duquel se trouvait le président des jeunes du PDCI, devrait s’exécuter aux lendemains de la défaite électorale de Bédié.

IB devrait initialement renverser le Président Gbagbo entre les deux tours de l’élection. Il devrait demander la reprise de la totalité du scrutin après une transition de 2 à 3 ans. Le plan n’ayant pu voir le jour entre les deux tours du scrutin comme prévu, il n’a pas été abandonné pour autant, malgré la prise du pouvoir du président ADO.

Le « Général » IB qui est réapparu sur la scène politique en usurpant les actions des insurgés du « commando invisible » va clarifier ses objectifs qui étaient de mettre en place et conduire une transition militaire. Malgré la présence des rebelles à Abidjan IB va essayer de conduire son plan de coup d’état à terme, en s’alliant à d’autres forces, dont les miliciens de Yopougon avec lesquels il mettra en place un arrangement.

Le PDCI qui ne comptait pas se laisser doubler par IB, va le marquer au corps en obtenant de lui d’accepter des représentants du parti au cœur de son dispositif militaire et de communication. Le but étant de s’assurer du contrôle du parti sur l’opération. C’est ainsi que la JPDCI, va faire entourer IB par des membres de son Bureau exécutif, notamment Anoble Felix et Koffi félicien, qui seront chargés de jouer les rôles de surveillants des intérêts du parti au sein du dispositif d’IB. C’est ainsi que Koffi Félicien et Anoble Félix qui sont deux membres du bureau exécutif de la JPDCI, seront désignés membre du cabinet et porte-parole d’IB avec le nom de code « Captaine Aka Meyo » pour le dernier. Ils rendront comptent de l’évolution de la situation à KKB qui à son tour rendra compte à « ses ainés » qui sont embarqués avec lui dans cette opération qui visait à faire vivre au pays un recul démocratique.

Dossier à suivre

Alain Kouakou à Abidjan pour ivoireinfo.com

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