Néocolonisation

Lorsque le Président Laurent Gbagbo disait : « Je ne suis le sous-préfet d’aucun pays. Il y a des candidats de l’étranger. Je suis le candidat des Ivoiriens ». C’était si bien dit. La communauté dite internationale (la France), en dépit des lois et l’existence des institutions, a imposé un Président aux Ivoiriens. Et pour avoir voulu appliquer les textes de loi, la France, sous la couverture de l’Onu, fait la guerre à la Côte d’Ivoire. La France vient de nous imposer son sous-préfet en la personne d’Alassane Ouattara pour qui toutes les grandes puissances se sont mobilisées pour faire partir notre président élu, le président Laurent Gbagbo. Alassane n’est pas non seulement élu. Mais il n’est pas des nôtres. La plupart des pays africains sont dirigés ou ont été dirigés par des non nationaux prêts à livrer nos richesses à ces puissances. La Côte d’Ivoire qui était épargnée vient de rejoindre ce cercle. Elle vient de se voir attribuer son non national. Dès les premières heures de la capture de Laurent Gbagbo par les forces françaises, un pétrolier de l’Hexagone était déjà dans le port d’Abidjan. Ainsi qu’un bateau pour l’exportation du cacao ivoirien dans le port de San Pedro. Ils ont la même mission : voler les richesses minières et agricoles de la Côte d’Ivoire. C’est l’armée Française qui est, aujourd’hui, la force pro-Ouattara. Puisqu’elle assure la garde des points stratégiques du pays. Notamment le palais présidentiel, l’aéroport, le port, la télévision ivoirienne. En outre, l’armée française mène des patrouilles à travers toute la ville d’Abidjan. Au même moment, des mercenaires venus du Burkina Faso, du Mali et des analphabètes, coxers, bandits, gardiens, jardiniers, des manœuvres agricoles et prisonniers ivoiriens (libérés) se sont autoproclamés commissaires de police, lieutenants et colonels de douanes. Tout cela a pour but de maintenir les ivoiriens dans la peur. Et de permettre à la France de s’occuper des richesses du sous sol de leur pays. Voilà la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui la Cote d’ivoire. Un pays sans structure économique, politique et militaire complètement
détruit par les rébellions fomentés par les services spéciaux de Chirac en 2002 et Sarkozy de 2007 à
aujoud’hui…
Olivier Kouamé Konan,

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