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M. Alassane Ouattara a annoncé l’arrivée à Abidjan, les 1er et 2 mai
2011, d’une délégation composée de l’ancien Secrétaire général des
Nations Unies Kofi Annan, l’Archevêque sud-africain Desmond Tutu et
de l’ex-Présidente d’Irlande Mary Robinson.
Cette mission n’est ni plus ni moins qu’une opération de communication
politique et d’image orchestrée par M. Ouattara. L’on ne peut
raisonnablement envisager un processus de réconciliation sérieux,
crédible et sincère tant que le Président Laurent Gbagbo restera
arbitrairement détenu.

En outre, la Première Dame Simone Gbagbo, député à l’Assemblée
nationale, l’ancien Premier ministre Pascal Affi N’guessan, Président du
Front Populaire Ivoirien (FPI), ainsi que plusieurs dirigeants de La
Majorité Présidentielle (LMP) sont assignés à résidence voire contraints
à la clandestinité ou l’exil.

Depuis le lundi 11 avril 2011, date du renversement du Président
Gbagbo par l’armée française, les forces de M. Ouattara font règner la
terreur partout dans le pays : épuration ethnique, exécutions
extrajudiciaires, villages incendiés et leurs populations réfugiées en
brousse, enlèvements, viols, pillages, vols, etc. Ces crimes barbares
sont commis malgré la présence des soldats de l’Onuci et Licorne,
censés assurer la sécurité des populations civiles.

MM. Annan, Tutu et Mme Robinson pourraient contribuer à jeter les
premiers jalons du dialogue politique et de la cohésion nationale en Côte
d’Ivoire en facilitant la libération immédiate du Président Laurent Gbagbo
et de toutes les personnalités – politiques, militaires ou civiles –
illégalement emprisonnées par M. Ouattara, qui doit décréter l’arrêt des
exactions et tueries perpétrées contre les partisans de LMP.

Fait à Paris, le 30 avril 2011
M. Toussaint ALAIN
Conseiller du Président GBAGBO
Article authenttifié

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