De nouvelles violences éclatent au Nigeria après la victoire de Jonathan

De nouvelles violences ont éclaté dans le nord du Nigeria, mardi, où des partisans musulmans de l’opposition refusent d’accepter la victoire — annoncée la veille — du président sortant Goodluck Jonathan.

Dans la ville de Kaduna, au moins six corps calcinés portant des blessures de machettes avaient été abandonnés en bordure de route. Des colonnes de fumée s’élevaient aussi en plusieurs endroits, pendant que des autobus et voitures incendiés bloquaient les autoroutes à proximité de la ville.
Les autorités hésitent à publier un bilan officiel, par crainte de provoquer des représailles. Une agence gouvernementale confirme toutefois qu’il y a eu des victimes, tandis que la Croix-Rouge nigériane évoque quelque 400 blessés.
Dans un discours télévisé tard lundi soir, le président Jonathan, qui l’a emporté avec plusieurs millions de voix d’avance, a lancé un appel au calme avant de congédier son ministre de l’Intérieur en raison de nombreux «manquements».
Dans la ville de Kano, dans le nord du pays, un prêtre a révélé que trois églises ont été incendiées par des manifestants en colère. Une foule armée aurait aussi tenté de s’en prendre à un prêtre à une gare de bus, avant qu’un musulman témoin de la scène n’intervienne.
Lundi, dans la foulée de l’annonce de la victoire de M. Jonathan, des partisans de l’opposition avaient incendié plusieurs demeures affichant les couleurs du parti au pouvoir. Le nord du pays appuyait massivement le principal adversaire du président sortant, l’ancien dirigeant militaire Mohammadu Buhari.
Des allégations de fraude ont rapidement commencé à circuler et les deux principaux partis d’opposition du Nigeria, dont la formation de M. Buhari, ont porté plainte auprès de la commission électorale du pays.
Copyright © 2011 The Canadian Press
Source : Telediaspora.net
Publicités