MASSACRE ATROCES DE PLUS DE 800 PERSONNES A DUEKOUE PAR LES TERRORISTES DE OUATTARA DRAMANE

Temoignage independant et produit sur l’honneur relativement aux évènements de DUEKOUE.

La prise de Duékoué a eu lieu le lundi 28 mars 2011 par les FRCI. Les journaux
qui leur sont proches confirment bien cette date, dans leur parution de lundi et
mardi. De même que l’intervention d’Alain Lobognon, porte parole de Soro. Une
depêche de l’AFP est verifiable à ce sujet.

Pendant les combats entre les FDS et les pro-Ouattara qui ont lancé l’offensive
de l’Ouest, il a pu y avoir des morts dans le quartier de KOKOMAN (Voir Nouveau
Courrier d’Abidjan qui parlait de fumée dans ce quartier), où vivent de nombreux
partisans de Ouattara. Ce quartier est donc le QG des rebelles iniltrés dans la
ville qui lancent leurs attaques à partir de KOKOMAN.

Après la prise de la ville, les FDS ont replié sur Guiglo, en fin d’après-midi
de lundi 28 mars 2011, laissant les populations aux mains des rebelles. A
Guitrozon et Petit-Duékoué, toutes les populations se sont refugiées en brousse,
fuyant d’éventuelles exactions. On se souvient de la centaine de victimes du 1er
juin 2005, qui avaient été occasionnés par les mêmes rebelles de Soro.

Il en est de même des populations des villages WE de DAHOUA, BAHE, PINHOU et
GLAOU qui ont préféré fuir et qui sont à ce jour encore dans les campements.
Dans ces villages, seules les populations du Nord sont en place.
Jusqu’à mercredi, la ville de Guiglo, coincée entre Blodequin (occupéepar les
rebelles plusieurs jours auparavant) et Duékoué (occupée), et sans défense
militaire aucune (les FDS ont décroché vers le SUD en passant par TAÏ) n’était
pas prise par les FRCI, à la grande surprise des populations. On le comprendra
dans ce qui suit.

Les FRCI tenaient aux massacres des populations du quartier CARREFOUR,
soupçonné d’abriter un groupe d’auto défense. Les tueries ont eu lieu dans la
nuit du mardi 29 au mercredi 30 mars 2011, dans le quartier « Diaye Bernard »
communément connu sous le nom de « CARREFOUR ». En regardant une carte GOOGLE
EARTH, on peut localiser ce quartier qui a accueilli près de 9 mille réfugiés,
suite aux conflits de janvier 2011 à DUEKOUE.

Il est situé à l’entrée de la ville de DUEKOUE, le long de l’axe
ISSIA-DUEKOUE-MAN. Il est limité à l’EST (axe Duékoué-Issia) par une zone
marécageuse qui donne sur la scierie NSD-THANRY et le camp de l’ONUCI. A
l’OUEST, le quartier est bordé par les marécages du GUEMON. Ce sont ces
marécages qui isolent ce quartier du centre ville. Le NORD du quartier est
traversé par la route non bitumée Duékoué-Bagohouo-Kouibly. Le Nord est donc en
zone rebelle, puisque le poste FDS est implanté dans le quartier. Le sud du
quartier est la voie bitumée ISSIA-DUEKOUE-MAN.

Pour l’attaque de Duékoué, les rebelles sont arrivées par Guitrozon , en
provenance de Man et de Bangolo. Une seconde colonne est arrivé par la voie
Kouibly-Bagohouo-Duékoué. L’objectif était de bien cerner la ville et
neutraliser les postes de contrôle FDS. Un 3ème groupe s’est attaqué aux
villages de l’axe DUEKOUE-ISSIA afin de tenir le stratégique pont de GUESSABO.
Cela a si bien marché que les FDS n’ont pas pu replier par De ALOA ou ISSIA
comme cela se devait, mais pluôt par Guiglo, s’enfermant ainsi dans une
souricière (Duékoué et blodequin occupés). Ce qui les a obligé à descendre au
Sud par la ville de TAÏ. La prise de GUESSABO a aussi empêché toute arrivée de
renfort à partir de DALOA, ce pont étant le passage obligé de tout renfort,
qu’il vienne de Yamoussoukro, Daloa, Issia ou Gagnoa.

Une fois la ville conquise le lundi 28 mars, les pillages ont commencé dans la
nuit du lundi et se sont poursuivis toute la journée du mardi 29. Les
populations étaient toutes terrées chez elles, les rebelles tirant pour couvrir
leurs forfaits. Ainsi ont été pillés les hôtels Ermitage, Matchaix et Monhessea.
Il en fut de même pour tous les domiciles des FDS (qui ont quitté la ville) et
de tous les cadres proches de Gbagbo.

Au cours des combats, des véhicules appartenant au riche commerçant DEMBA,
d’origine malienne ont été brûlés. Au moins 7 gros camions, communément appelés
remorques et servant au transport de cacao. Dans des circonstances non encore
élucidés, l’imam Konaté, connu pour ses efforts de paix et de rassemblement et
proche des cadres LMP de la région et du ministre Issa Coulibaly Malick, ex-DNC
de Gbagbo, a été tué à son domicile.

Dans la nuit du mardi 29 au mercredi 30 mars 2011, les rebelles ont bouclé le
(carré du) quartier CARREFOUR. Il a suffit pour cela de se positionner tout le
long de l’axe DUEKOUE-ISSIA (Au Sud) et d’occuper de la même façon le Nord du
Quartier. les zones EST et Ouest étant marécageuses, donc peu propices à la
fuite, quelques rebelles suffisaient à empêcher toute sortie du quartier.
Le reste de la troupe pouvait donc investir le quartier et se livrer à
l’exécution de tout mâle ne parlant pas malinké (ethnie du Nord de la CIV). Les
WE, autochtones de DUEKOUE ont donc été systématiquement massacrés, au seul
motif de leur appartenance ethnique.

En fait, une grande campagne d’intoxication avait fait croire que le quartier
« CARREFOUR » abritait des combattants. Surpris de ne pas y trouver d’armes, les
FRCI ont donc cru que celles-ci avaient été cachées. D’où la sélection des mâles
à massacrer;
Le CICR parle de 867 morts. Mais les disparus, les tués en brousse portent ce
nombre à au moins 1200 personnesL’objectif est de modifier le rapport
démographique et électoral en faveur du RDR, dans cette région stratégique et
riche, mais où les conflits fonciers sont un grand souci pour les autorités
politiques.
Il convient de signaler que, devant l’ampleur des massacres et l’émoi créé,
l’ONUCI s’est vue obligée de désarmer le samedi 2 avril 2011, à 15H, les
rebelles postés au corridor de Guitrozon. « Pourquoi, tuez-vous tant de
personnes? » s’est exclamé l’oficier marocain de l‘ONUCI.

A Petit-Duekoué, le même samedi vers 14H, deux rebelles qui avaient abattu
sommairement des villageois ont été abattus, après sommation, par l’ONUCI.
Comme on le voit donc, les massacres ne peuvent pas avoir commis par nulle autre
force que celle des FRCI. Les organisations internationales doivent refuser de
se discréditer. La prétendue découverte de charniers par les pro-Ouattara à
l’Ouest est une façon de se sortir de cette mauvaise passe.

A Abidjan et sur tout leur passage partout dans le pays, les pillages ont été
systématiques dans les zones conquises par les FRCI. Tant que les FDS
contrôlaient Cocody et Angré aucun pillage n’a été signalé. Meme SOCOCE, le plus
grand Supermarché de Côte d’Ivoire vient d’être pillé, dès l’occupation des II
Plateaux.
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