Côte d’Ivoire : lettre d’indignation d’intellectuels africains aux dirigeants du monde


Calixthe Béyala, écrivain (DR)

Participation de l’onuci et de la force licorne à l’offensive des rebelles armés d’Alassane Ouattara contre l’Etat : lettre d’indignation d’intellectuels africains aux dirigeants du monde
Amis de la Souveraineté, de la Démocratie et de la Paix, Les informations concordantes qui nous reviennent sur la participation effective des troupes armées de l’ONUCI et de la Force Licorne de l’Armée françaises auprès des troupes rebelles d’Alassane OUATTARA soulèvent des interrogations graves.
En effet, peut-on laisser quelques personnes dévoyer l’idéal de fraternité et de paix entre les Nations, voulu par les Etats membres de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ? L’ONU a pour socle le respect de la souveraineté des Etats membres, dont le principe de non-ingérence est le corollaire.
Doit-on rappeler que le président Laurent Gbagbo a été élu et proclamé par le Conseil constitutionnel ivoirien. Que le candidat malheureux Alassane Ouattara s’est rendu coupable de tricheries, de violences et de fraudes durant le processus électoral.

En assistant une rébellion armée contre les Institutions d’un Etat membre, quel message le Président SARKOZY, le Secrétaire Général de l’ONU M. BAN Ki Moon et son Haut-Représentant M. CHOI entendent-ils envoyer au Peuple Ivoirien en particulier et au Peuple Africain en général ?
Aurait-on oublié que l’ONU avait pour mandat de démilitariser les rebelles avant les élections ? Que depuis l’annonce de sa défaite électorale le candidat Ouattara est entré à nouveau en rébellion ? Que ses « hommes », malgré les silences coupables des médias occidentaux, tuent depuis le mois de décembre… que ces mêmes « hommes », si l’on en croit un récent sujet sur France 2, ne sont que des adolescents armés, des enfants-soldats.
Aurait-on oublié, surtout, que le recomptage des voix, un moment proposé, fut qualifié par M.Ban Ki Moon d’ »injustice » ? Devrait-on conclure qu’à l’injustice des chiffres on préfère la justesse du nombre de morts ?
Doit-on rappeler que le Peuple Ivoirien, malgré la crise économique consécutive à la crise politique de 2002, a financé seul le processus électoral le plus cher du monde, pour un coût total de 240 milliards FCFA ?
Les Etats membres de l’ONU et toutes les organisations continentales et régionales peuvent-ils cautionner la collaboration manifeste entre d’une part, la Rébellion armée de M. Alassane OUATTARA et d’autre part, les forces de l’ONUCI et la Force Licorne de l’armée française, pour une simple question post-électorale ?
L’amitié du Président SARKOZY dont M. Alassane OUATTARA se prévaut, peut-elle justifier la désorganisation de la société ivoirienne et les massacres de la population civile par les Rebelles de M. Alassane OUATTARA, en vue d’une prise hypothétique du pouvoir ?
Il est temps que toutes les personnes éprises de Paix, de Démocratie et de Liberté, s’élèvent clairement contre cette ingérence grave qui menace non pas simplement la CÔTE D’IVOIRE mais également la stabilité même de tous les Etats Africains.
La Constitution d’un Etat membre des Nations Unies s’impose à tous et reste non-négociable.
Signataires :
Calixte BELAYA, écrivain
Maurice GNAGNE, Professeur de médecine
Dedy SERI, Ethnologue
Arsène DOGBA, politologue
Mohamed AREF, Avocat et défenseur des Droits de l’Homme
Agnès KRAIDY, journaliste
Hervé-Emmanuel N’KOM
Charles Tchoungang, Bâtonnier
Henriette Ekwe
Anicet Ekane
Célestin Kengoum, Avocat
Dr Samuel Mack Kit
Michel Etia, Avocat
Abanda Kpama
Paul Géremie Bikidik
Emmanuel Mbiga
Valentin Dongmo Fils
Guillaume Manga
Faustin Bekolo
Oscar Batamack
Pr Takam
Moussala Michaut
Grégory PROTCHE, rédacteur en chef Gri-gri International
Michel Ongoundou Loundah, Homme politique
Malick Noël SECK, Coordonateur de convergence socialiste
Pour le CO.PA.VI.L (Collectif des Patriotes Victimes de la Licorne), Bernard TOURE, Président, M. Martial AKOUN, Président
Pour l’A.N.F.S.Z.A (Association Nationales des Femmes Sorties des Zones Assiégées), Mme Viviane GNAHORE, Présidente
Pour la Fédération Nationale des Victimes de Guerre de CÔTE D’IVOIRE, M. Sékou KOUAME, Président
Lucie BOURTHOUMIEUX, Avocat
Chefs d’Etat à qui a été envoyé ce texte :
S.E.M. Jerry RAWLINGS
S.E.M. Hugo CHAVEZ
S.E.M. Evo MORALES
S.E.M. Cristina KIRSHNER
S.E.M. Barack OBAMA
S.E.M. Nicolas SARKOZY
S.E.M. Dmitri MDVEDEF
S.E.M. Jacob ZUMA
S.E.M. Mohamed Ould Abdel Aziz
S.E.M. Dilma ROUSSEF
S.E.M. Yayi BONI

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