Crise post-électorale :DES CONTINGENTS GROGNENT À L’ONUCI

Cibouton
Les contingents ghanéen, marocain, béninois et bangladais ne partagent pas l’allure que l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) a prise depuis l’organisation du second tour de l’élection présidentielle. L’information a été relayée par directscoop.net dans une publication hier 25 mars. Citant une source militaire, ce journal en ligne révèle en effet : «un mécontentement de plus en plus récurrent chez les contingents ghanéen, marocain, béninois et bangladais». La grogne, précise-t-il, trouve sa source dans «les mensonges de Choi sur le charnier imaginaire et sur les supposés avions biélorusses ainsi que la présence de mercenaires au sein des forces». Il y a quelques jours, le contingent ghanéen a menacé de rentrer au pays si sa mission de paix était transformée en une mission de guerre.

Qui consisterait notamment à se battre aux côtés des rebelles de Alassane Ouattara contre les Forces de défense et de sécurité (Fds). Depuis cette menace des soldats ghanéens, ils sont mis à l’écart des manœuvres militaires de l’Onuci. En plus des mensonges de Choi qui font grogner les quatre contingents, s’ajoute le renvoi du numéro deux de l’Onuci, le Tchadien Abou Moussa et du commandant des Casques bleus, le général Hafiz. Les effectifs en question savent que c’est à cause de leur refus de coopérer à la transformation de la mission de paix de l’Onuci en une mission de guerre qu’ils ont été débarqués. En outre, a confié une source au journal en ligne, «il leur était reproché d’être des taupes qui ont livré à la maison de production O. Cétaril, les informations troublantes sur la collusion entre l’Onuci et la rébellion». Cette maison qui a produit le documentaire «Gbagbo dans le tourbillon du Golfe de Guinée» qui a mis à nu les manœuvres de l’Onu en Côte d’Ivoire pour servir les intérêts de Nicolas Sarkozy au détriment du Président et du peuple ivoiriens.
Après la certification controversée d’un résultat (qui n’en est pas un) du scrutin donné par Youssouf Bakayoko (hors délai et hors cadre), par Y. J. Choi, et après la participation des Casques bleus aux côtés des rebelles, le 16 décembre dernier, pour la prise de la Rti, le gouvernement ivoirien a récusé l’Onuci. Et depuis, les heurts se multiplient entre les populations acquises à la cause du Chef de l’Etat et l’Onuci qui transporte dans ses chars les rebelles qu’elle déverse notamment dans des quartiers d’Abidjan, non sans les équiper.

“Vous n’allez pas (en Côte d’Ivoire. Ndlr) faire la guerre mais la paix. Votre rôle est de rassurer la population comme vous le savez déjà bien faire”, avait indiqué le général Mathieu Boni Amoussa, chef d’état-major de l’armée béninoise, aux soldats de son pays.

PASCAL SORO

Source: directscoop.net

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