Alpha Condé (Président de la Guinée) :“Zuma a demandé à Gbagbo de partir”

Publié le vendredi 25 mars 2011 | Le Patriote


Communiqué final du 39ème Sommet de la CEDEAO à Abuja– TCI – 25/3/2011

Le président guinéen Alpha Condé s`est prononcé jeudi à Paris contre une « intervention militaire » en Côte d`Ivoire, tout en affirmant oeuvrer pour une harmonisation de la position des Africains en faveur d`un départ du président sortant Laurent Gbagbo. « Ma position est celle de l`Union africaine. Il faut respecter le verdict démocratique.

 
Mais l`intervention militaire n`est pas la bonne solution », a-t-il déclaré au cours d`une rencontre avec des journalistes. L`UA, comme les organisations régionales africaines et les grandes puissances occidentales, a reconnu la victoire d`Alassane Outtara à la présidentielle du 28 novembre et cherche depuis à convaincre Laurent Gbagbo de quitter le pouvoir. « Il faut amener les différents chefs d`Etat africains à avoir une position commune. J`ai parlé avec les chefs d`Etats d`Afrique australe avec lesquels j`ai de bonnes relations depuis longtemps, avec Jacob Zuma (Afrique du Sud) et (José) Eduardo dos Santos (Angola). Zuma a téléphoné à Laurent (Gbagbo) pour lui dire qu`il fallait qu`il parte. Mais Dos Santos n`a pas encore changé de position à ma connaissance », a affirmé M. Condé. Pour l`ancien opposant guinéen, il est crucial que la solution à cette crise soit trouvée par les Africains eux-mêmes. « Nous avons pu sortir le Kenya de la crise, nous devrions y arriver pour la Côte d`Ivoire », rappelle-t-il, tout en précisant qu`il ne préconise pas un partage du pouvoir comme cela a été décidé au Kenya. « Il ne faut pas qu`Alassane Ouattara apparaisse comme le candidat des Occidentaux ou alors Laurent (Gbagbo) va avoir des millions de jeunes derrière lui, souligne-t-il. Je l`ai dit au chef de la diplomatie (Alain Juppé) », rencontré mercredi. « Je suis pour une solution pacifique, car pour le moment, les gens meurent. Si la Côte d`Ivoire coule, c`est la Guinée qui va brûler. Moi, j`ai déjà beaucoup de problèmes à gérer, alors si j`ai en plus des réfugiés à gérer… », explique-t-il.
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