Dans sa guerre contre la Côte d`Ivoire – La France prépare un nouveau coup à l’Onu

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« Dans les discussions, les négociations et les jeux d`influence qui sont en train de se déployer autour de l`affaire ivoirienne, on peut espérer arriver à un résultat. Je ne peux pas vous dire dans quels délais. Il y a toujours une part d`incertitude; nous verrons alors quelles mesures il faut prendre si nous ne parvenons pas à ce résultat. Mais pour l`instant, nous avons bon espoir ».

Le résultat dont parle Henri Guaino, conseiller spécial du dictateur français, Nicolas Sarkozy, n`est rien d`autre que le départ du président ivoirien Laurent Gbagbo du pouvoir afin qu`il soit remplacé, selon la volonté de la France, par Alassane Dramane Ouattara, le pion de Paris. Interrogé, lundi dernier, sur la radio française RMC, Henri Guaino a révélé, entre les lignes, que la France s`activait avec ses alliés françafricains d`une partie de la communauté internationale à parachever le coup d`Etat électorale qu`elle a tenté en décembre dernier pour dégommer du pouvoir Laurent Gbagbo, « l`empêcheur de piller en rond » les richesses de la Côte d`Ivoire.
Selon des sources concordantes, la France, avec l`appui des Etats-Unis, est en pleine bataille souterraine à l`ONU et précisément au Conseil de sécurité des Nations unies pour « obtenir une résolution afin de contraindre le président Laurent Gbagbo à céder dans un délai précis le pouvoir à Alassane Dramane Ouattara ». Au motif que l`Union africaine (Ue) et la CEDEAO auraient reconnu Ouattara « vainqueur » du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010.
Toujours selon nos sources, cet activisme de la France ne serait pas du goût de nombreux pays membres de l`ONU et du Conseil de sécurité. Qui disent ne pas être convaincus de « la victoire » d`Alassane Dramane Ouattara à l`élection présidentielle en Côte d`Ivoire. Mieux, leur conviction est confortée par le climat de corruption et de pression que la France a fait peser sur le travail du panel des cinq chefs d`Etat mandatés par l`Union africaine censé trouver une solution à la crise en Côte d`Ivoire.
Sous la pression de la France, le panel de l`UA a totalement ignoré le rapport de ses experts qui a pourtant clairement mentionné que « l`élection présidentielle du 28 novembre était entaché de graves irrégularités ». Des experts qui ont aussi constaté que les rebelles armés favorables à Ouattara contrôlaient la partie nord du pays durant le scrutin. Une situation qui, comme l`ont relevé les observateurs de l`UA et ceux des Ong africaines, n`a pas permis l`expression démocratique dans cette partie du pays. Le dictateur français, Nicolas Sarkozy, qui veut vaille que vaille installer à la tête de la fructueuse Côte d`Ivoire (riche en matières premières diverses, dont le pétrole, le fer, l`uranium, l`or, le cacao, etc.) son « proconsul « Alassane Dramane Ouattara, ne se laissera pas gagner par la raison. Son conseiller spécial, Henri Guaino, le dit d`ailleurs sans fards : « Nous verrons alors quelles mesures il faut prendre si nous ne parvenons pas à ce résultat (départ de Gbagbo du pouvoir, ndlr) ».
Didier Depry
didierdepri@yahoo.fr
Source : Notre voie : Dernière Mise à jour : 24/03/2011 (Auteur : Didier Dépri)
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