DROLE DE DROIT D’INGERENCE HUMANITAIRE D’UNE COMMUNAUTE INTERNATIONNALE ANTHROPOPHAGE

Le capitalisme occidental est en crise et le monde entier est donc en danger.  Dans leur logique les occidentaux se pose une seule question : Si nous sommes en crise, pourquoi se priver de ressources supplémentaires ? Dans la recherche de solution à leur crise il ne prenne pas en compte les souffrances infligées aux peuples du tiers monde. Le discours humanitaire a toujours habillé les réelles intentions de l’Occident. Les razzias négrières transatlantiques n’étaient-elles pas après tout un moyen de conduire les païens nègres de l’enfer africain au paradis des colonies ? N’est-ce pas une guerre juste qu’on a menée contre le tyran Saddam Hussein ? Pourquoi se priverait-on de celle contre Kadhafi ? Elle est juste et humanitaire car le peuple libyen a le devoir de goûter au fruit de la liberté et de la démocratie importé au bout des chars. Les « soldats de la paix » iront détruire les infrastructures dont s’est dotée la Libye au prix d’énormes sacrifices, mais les préfets locaux à venir devront en reconstruire. Et qui sont ceux qui vont avoir les contrats pour la prétendue reconstruction ? Les multinationales des pays envahisseurs. Comme en Irak et comme partout ailleurs. Ainsi, le profit sera double voire triple : détruire ce qu’on avait vendu, faire payer le reste de la facture si tout n’avait pas été réglé par l’ancien régime et reconstruire ce qu’on avait détruit. C’est aussi cela les affaires !


La coutume a été parfaitement respectée une fois encore. Quand il s’agit de leurs intérêts, les Occidentaux savent taire leurs divergences internes. L’accord est toujours global même si hypocritement certains pays sont plus hésitants. C’est le cas de l’Allemagne aujourd’hui. Les autres laissent faire.
 La même méthode, pour légitimer leur intervention, les medias internationaux à l’exemple de France 24 sont mis à contribution. Le « massacre des populations civiles » par Kadhafi est, à maintes reprises, démenti par des images fournies par leurs propres télévisions, leurs propres médias de propagande. Ce fameux massacre, on a beau le chercher, on a beau essayer de convaincre la planète qu’il a lieu, ceux qui ont les yeux ouverts ne le voient pas. Malgré cela, Alain Juppé, sur un cheval blanc, paré de l’éternel discours sacrificiel soutenant les vraies intentions occidentales, lui le condamné par la justice de son pays, s’est présenté devant ses pairs du conseil de sécurité de l’ONU (l’une des armes de la boîte à outils des Occidentaux) le jeudi 17 mars 2011 pour demander une action urgente afin de ne pas laisser le massacre continuer. Lorsqu’on ne trouve toujours pas le bon prétexte. L’instant rappelait celui du discours de Collin Powell à la veille de l’invasion toute aussi humanitaire de l’Irak par Bush et ses sous-fifres pour démasquer les armes de destruction massive dans les puits de pétrole irakiens. Pire, Alain Juppé, lui aussi, a osé parler dans sa déclaration de combat de la morale, de la démocratie et de la liberté contre les forces de la répression. L’utilisation de ces mots par ce monsieur qui avait été condamné – avec clémence, il faut bien le dire – pour avoir tourné le dos à la morale et en pareille circonstance revient à les profaner. Mais au fond, la profanation, n’est-ce pas ce sur quoi est fondée la puissance de l’Occident qui, enivré du sang des peuples qu’il a soumis depuis six siècles, fait parler le canon là où son plan de « conquête pacifique » échoue ? Pour mieux illustrer cette partie concernant la contribution des medias pour légitimer les actions contraire à la morale de l’occident, rappelez vous la proclamation des résultats frauduleux et provisoires de la présidentielle d’un pays souverain la Côte d’Ivoire sous la complicité de la France et son allié les USA, sur une chaine de télé française France 24, hors délai constitutionnel et hors cadre dans le QG d’un des candidats, leur candidat. Et ensuite prendre le prétexte de cette proclamation hors la loi, pour installer Alassane Ouattara de façon anti constitutionnelle.

Mais, on peut faire confiance à l’histoire. Si elle se répète très souvent pour les forts qui conjuguent la ruse et la violence pour parvenir à leurs fins, elle est également répétitive pour les peuples qui finissent toujours par se révolter contre les envahisseurs. Ces libérateurs qui ne libèrent rien si ce n’est le passage pour accélérer le pillage des richesses de l’espace libéré.

On a beau tenter aujourd’hui de montrer la joie des Libyens en faveur de cette invasion. Les Libyens d’aujourd’hui qui, soi-disant, accueillent les bras ouverts l’invasion et qui hissent le drapeau français sur le toit de leurs maisons  se transformeront demain en combattants pour la liberté et contre l’occupation. La mémoire collective reprend toujours le dessus. Comme ce fût le cas pour d’autres pays dits libérés par les mêmes hyènes qui continuent leur chasse en meute. Il ne peut en être autrement, puisque cette agression militaire dite action humanitaire n’est pas pour la liberté des Libyens. La liberté des africains, on s’en fout en Occident. Les Occidentaux n’ont jamais milité pour la liberté des peuples tiers. Il suffit de relire l’Histoire pour en être persuadé. L’Occident adepte de l’individualisme multidimensionnel, ne peut travailler pour les autres. Il ne peut libérer aucun peuple malgré tous les sophismes qu’il développe pour envelopper sa vraie philosophie. Les peuples ne sont pas son affaire. Ce qui le concerne, ce sont ses intérêts tout azimuts au nom desquels il soutient ici des tyrannies obéissantes, là il se déchaîne contre des dictatures récalcitrantes et désobéissantes, ou là encore il est contre les démocraties désireuses d’autonomie contre lesquelles il monte des rébellions. Pour vous en convaincre, dites moi quel est ce droit d’ingérence humanitaire qui met un embargo sur les médicaments en Côte d’Ivoire ? Pensez vous que si les occidentaux aimaient nos populations civils, ils allaient refuser les médicaments et les soins aux 20 000 000 (Vingt millions) de population civil ivoirienne innocente, rien que pour installer Alassane Ouattara par chantage? Non arrêtons la farce.
En définitive, si les peuples du tiers monde désapprouvent massivement leurs dirigeants, il revient à eux et rien qu’à eux seuls de les renvoyer du pouvoir. Vouloir faire passer le secours et l’appui à un groupe d’homme-liges prédateurs de nos richesses qui viennent sous le couvert de la protection d’une population civile,  massacrer une partie de cette même population civile à l’opinion contraire,  est inacceptable. Chaque peuple dispose de la capacité et des outils pour vaincre les dirigeants qu’il ne veut plus. Cela prend le temps qu’il faut, cela coûte ce qu’il doit coûter mais le peuple finit toujours par triompher. Que ce soit ici ou là-bas. Si cela n’arrive pas c’est que le peuple n’est pas encore prêt, ou n’aime pas le dirigeant proposé par les occidentaux. A titre d’exemple les appels à la désobéissance civile d’Alassane Ouattara sont restés sans écho parce qu’il n’est pas l’élu du peuple de Côte d’Ivoire, et il a du se résoudre à installer le Chaos avec l’aide de cette nouvelle communauté internationale  anthropophage. Puisse cet épisode de l’histoire des nations permettre aux dirigeants encore en fonction et serviteurs plats des intérêts occidentaux au détriment de ceux de leur peuple, d’imaginer le sort qui leur est réservé.
Koukougnon Dodo de telediaspora.net

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