Centrales nucléaires le paradoxe

latribune.fr – 17/03/2011

Notre planète compte de nombreuses zones sismiques, au contact des frottements entre les nombreuses plaques tectoniques, mais aussi de nombreuses… centrales nucléaires. Et l’on aurait tort de penser que ces dernières ont bien été construites loin des régions à risque. Les deux cartes (France et monde) présentées dans cet article en témoignent.

Pour la France, EDF a répondu mercredi sur cette problématique du risque sismique. A ses yeux, il existe peu et est déjà pris en compte. « Toutes nos centrales sont construites dans des zones pas ou faiblement sismiques. Y compris Fessenheim. Bâle, qui a subi un fort tremblement de terre en 1356 est situé sur une autre plaque » souligne EDF. Et de toute façon, « nous prenons en compte l’historique sismique de chaque zone, y compris Bâle pour la centrale alsacienne, et nous doublons ces chiffres ». En clair, EDF soutient que ses réacteurs peuvent résister au double des magnitudes les plus fortes des épisodes sismiques qui ont eu lieu autour des centrales.
La patronne d’Areva, Anne Lauvergeon, avait aussi pris l’exemple de Fessenheim pour souligner les marges prises par la filière nucléaire française pour la sécurité de ses centrales.
Au Japon aussi, des marges avaient été prises. Mais personne n’avait prévu un séisme de 9 sur l’échelle de Richter entraînant ensuite un tsunami avec un vague de dix mètres. Selon le concept à la mode de « cygne noir » (« blakc swan »), la particularité des évenements exceptionnels est souvent de…ne s’être jamais produit avant.
Qui peut dire les conséquences éventuelles d’un tremblement de terre en Méditerrannée provoquant une vague géante qui remonetrait la vallée du Rhône vers les centrales nucléaires qui s’uy nichent ? Mais le pire n’est jamais sûr évidemment. Et le coût de la sécurité absolue prohibitif.
Publicités