L’hypocrisie rédhibitoire de L’ONUci

L’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a, dans un communiqué du mercredi 16 mars, appelé à « mettre un terme immédiatement à l’escalade de la violence » dans le pays.

Depuis mardi, des attaques meurtrières menées par des rebelles pro-Ouattara ont été signalées dans les quartiers de Yopougon, Adjamé, Attécoubé et Cocody faisant une dizaine de morts et de nombreux blessés graves par balles ou à l’arme blanche.

Face à ces agressions l’ONUCI estime qu’il est « impératif de mettre un terme, immédiatement, à cette escalade de la violence ». Elle « condamne énergiquement ces violences meurtrières », qui « menacent la paix, la cohésion sociale et la réconciliation nationale ».

Pour certains observateurs cet appel frise « l’hypocrisie » de la mission de l’ONUCI qui offre un soutien stratégique et logistique à tous ces rebelles pro-Ouattara qu’elle a convoyés dans la capitale économique.
Le quartier de Yopougon, considéré par la  rebéllion pro-Ouattara comme le fief du président Laurent Gbagbo, fait face depuis plusieurs semaines à une tentative d’occupation menée par la rébellion pro-Ouattara, aidée de l’ONUCI et la Force Licorne.
Cette rébellion qui utilise des « méthodes terroristes » (attentat contre les domiciles privés, attaque des villages, assassinat rituels en égorgeant les victimes, incinérations des prisoniers), est soutenue par les forces onusiennes qui leur prêtent mains fortes.
Ces attaques répondaient notamment à une interview diffusée sur les ondes de la chaîne de télévision pirate TCI, du  Capitaine Alla porte-parole de Soro Guillaume qui révélait que son camp réservait « une situation de guerre » aux Forces régulières à qui il promettait « la mort ».
Les ministres de la défense et de l’intérieur avaient révélé l’implication des soldats onusiens sur le théâtre des opérations. « L’ONUCI précède à chaque fois à des attaques de nos positions », avaient-ils soutenus lors d’une conférence de presse le 5 mars.
Lors de l’attaque du centre émetteur le 27 février dans la commune d’Abobo (Abidjan), un hélicoptère estampillé UN a été aperçu survolant la zone durant les combats.  Une source proche du théâtre des opérations a révélé qu’ « un char de l’ONUCI (Opération des Nations Unies en côte d’Ivoire) » avait pris part le 25 février « à l’attaque  de la position tenue par les FDS, près de Zouan-Hounien à moins de 30 km de Danané».
Quelques jours auparavant, l’on apprenait que le 3è Bataillon Bangladais BANBAT 3 de l’ONUCI, basé à Odienné, quittait cette base pour se rapprocher de la ligne de front.  A Abidjan, plusieurs témoignages concordants indiquent la présence de « soldats blancs » dans les zones de combats, notamment à Abobo où l’ONUCI a renforcé sa présence alors que la commune s’est quasiment vidée de ses habitants.
Des images provenant d’un drone de la force Licorne, que nous avons déjà publié, révèlent les positions des FDS lors des affrontements qui les ont opposés aux rebelles pro-Ouattara à Abobo les 10 et 11 février
Le jeudi 16 décembre, des images des télévisions françaises ont révélé la collusion entre les casques bleus et les rebelles pro-Ouattara lors de la marche insurrectionnelle organisée par la coalition politico-armée du RHDP sur la maison de la télévision à Cocody.
Les heurts se sont multipliés depuis entre l’ONUCI et les populations qui les récusent. Le Chef de l’Etat ivoirien a réclamé depuis décembre 2010 le départ de l’ONUCI et de Licorne, qui tentent d’imposer par diverses manœuvres Alassane Ouattara, candidat malheureux au scrutin de novembre.
Le représentant spécial du Secrétaire Général de l’Onu, Choï Young-Jin, par une « certification » précipitée alors que le Conseil Constitutionnel ivoirien n’avait pas encore donné de résultats définitifs, a créé la confusion sur les résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre.
Refusant sa défaite constatée par le Conseil Constitutionnel, Alassane Ouattara depuis son QG du Golf Hôtel, tente en complicité l’ONUCI, la force  française Licorne et ses miliciens rebelles, de renverser le gouvernement  de Côte d’Ivoire.
Source: Autre presse
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