Combats à Yop

Côte d’ivoire:Attaque de Yopougon : L’Onuci indexée

               15/03/2011 à 21h37
Des chars de l’Onuci (Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire) ont attaqué lundi dernier, le quartier de Yopougon, tuant deux gendarmes, a rapporté un témoin sur place. Les Casques bleus positionnés dans certains sous quartiers (Wassakara, Sicogi, le premier pont, Bel-air) de la commune depuis 8 heures ont tiré le matin dans tous les sens. Des hommes lourdement armés sillonnaient, tout le quartier en tirant à balles réelles sur les populations rencontrées sur leur chemin

 « Ce matin, je suis sortie pour aller à l’école comme d’habitude et je suis tombée sur des soldats de l’Onuci. Ils étaient en train de tirer en désordre sur les gens et je me suis enfuie. Ils ont préparé leur coup en rendant extrêmement difficile la communication ici depuis ce matin », raconte Zita, une habitante jointe par téléphone. Le quartier de Yopougon, considéré par la rebéllion pro-Ouattara comme le fief du président Laurent Gbagbo, fait face depuis plusieurs semaines à une tentative d’occupation menée par la rébellion pro-Ouattara, aidée de l’Onuci et la Force Licorne.

Cette rébellion qui utilise des « méthodes terroristes » (attentat contre les domiciles privés, attaque des villages, assassinat rituels en égorgeant les victimes, incinérations des prisoniers), est soutenue par les forces onusiennes qui leur prêtent mains fortes. Les ministres de la Défense et de l’Intérieur ont révélé l’implication des soldats onusiens sur le théâtre des opérations. « L’Onuci précède chaque fois les attaques de nos positions », ont-ils soutenu lors d’une conférence de presse, le 5 mars dernier.

Lors de l’attaque du centre émetteur le 27 février 2011, dans la commune d’Abobo (Abidjan), un hélicoptère estampillé UN a été aperçu survolant la zone durant les combats. Une source proche du théâtre des opérations a révélé qu’ « un char de l’Onuci (Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire) » avait pris part le 25 février 2011« à l’attaque de la position tenue par les Fds, près de Zouan-Hounien à moins de 30 km de Danané». Quelques jours auparavant, l’on apprenait que le 3e Bataillon Bangladais BANBAT 3 de l’Onuci, basé à Odienné, quittait cette base pour se rapprocher de la ligne de front. A Abidjan, plusieurs témoignages concordants indiquent la présence de « soldats blancs » dans les zones de combats, notamment à Abobo où l’Onuci a renforcé sa présence alors que la commune s’est quasiment vidée de ses habitants.

Des images provenant d’un drone de la force Licorne, dont directscoop a eu copie, révèlent les positions des Fds lors des affrontements qui les ont opposés aux rebelles pro-Ouattara à Abobo les 10 et 11 février. Le jeudi 16 décembre, des images des télévisions françaises ont révélé la collusion entre les Casques bleus et les rebelles pro-Ouattara lors de la marche insurrectionnelle organisée par la coalition politico-armée du Rhdp sur la maison de la télévision à Cocody. Les heurts se sont multipliés depuis, entre l’Onuci et les populations qui les récusent. Le chef de l’Etat ivoirien a réclamé depuis décembre 2010 le départ de l’Onuci et de Licorne, qui tentent d’imposer par diverses manœuvres Alassane Ouattara, candidat malheureux au scrutin de novembre.

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu, Choï Young-Jin, par une « certification » précipitée alors que le Conseil constitutionnel ivoirien n’avait pas encore donné de résultats définitifs, a créé la confusion sur les résultats de l’élection présidentielle du 28 novembre. Refusant sa défaite constatée par le Conseil constitutionnel, Alassane Ouattara depuis son Qg du Golf Hôtel, tente en complicité avec l’Onuci, la force française Licorne et ses miliciens rebelles, de renverser le gouvernement de Côte d’Ivoire.

Source: Directscoop

CHOÏ DIT N’AVOIR CERTIFIÉ « NI LES RÉSULTATS DE LA CEI NI CEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL » (PANEL)

Le représentant Spécial du Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en Côte d’Ivoire, Young Jin Choï, a soutenu face au panel des chefs d’Etat mandatés par l’Union africaine (UA) n’avoir certifié de résultats, selon le rapport transmis par le « Groupe » vendredi au Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’organisation.

Selon le rapport du Panel, Young Jin Choï «a précisé qu’il n’a certifié ni ceux de la CEl, ni ceux du Conseil constitutionnel, mais plutôt le vote des Ivoiriens, sur la base des mêmes procès-verbaux que la CEl et le Conseil constitutionnel », se substituant aux « aux prérogatives qui appartiennent aux institutions nationales ».

Ouattara se fondant sur cette « certification », refuse de reconnaître sa défaite et appelle à la force pour s’imposer. L’ONUCI a fait état d’un bilan de plus de 300 morts suite aux violences qui ont suivi la « certification » controversée de Choï.

Plusieurs observateurs de la crise ivoirienne accusent Young Choï d’avoir outrepassé ses prérogatives en proclamant précipitamment l’opposant Alassane Ouattara, vainqueur des présidentielles de novembre 2010. L’Angola a souhaité qu’il soit poursuivi par le Tribunal Administratif de l’ONU, estimant qu’il avait induit toute la communauté internationale en erreur.

Le secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-Moon, avait signifié dans son rapport de mai 2007 entériné par la résolution 1765 que « le rôle de certification des Nations Unies ne saurait se substituer aux prérogatives qui appartiennent aux institutions nationales en ce qui concerne la certification des différents aspects du processus électoral ».

Source: Directscoop

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