Côte d’Ivoire/ Partialité criante Les crimes que la Cpi refuse de voir









La Cour pénale internationale (Cpi) a récemment haussé le ton, menaçant de poursuivre les auteurs des crimes en Côte d’Ivoire. Ce qui est en soi une bonne chose. Mais le hic, c’est qu’elle semble battre le tam-tam dans une seule direction : le camp de Laurent Gbagbo.Il flotte sur la Côte d’Ivoire un air d’insurrection depuis des semaines.  Avec son corollaire de morts. La rébellion armée, appuyée par l’Onuci et la Licorne, ne cesse d’endeuiller des familles ivoiriennes, parfois de la façon la plus atroce. Ces graves atteintes aux droits humains sont ignorées par les médias occidentaux et les pseudo-défenseurs des Droits de l’Homme, dont la Cpi. En revanche, une «égratignure» chez la coalition rebelle les met dans tous les états. On se fend en déclarations tonitruantes. «La Cpi est prête à agir vite», avait assuré son procureur adjoint au lendemain du prétendu assassinat de sept (7) femmes à Abobo. Meurtre qu’elle (Cpi) a imputé aux Forces de défense et de sécurité (Fds), avec une légèreté digne des organisations mafieuses, servant des intérêts occultes. Puisqu’elle n’a pas pris la peine de diligenter une enquête avant de clouer au pilori les forces proches de Gbagbo. Hélas, ces agissements sont la suite logique de la partialité de la Cpi dans le drame que vit la Côte d’Ivoire depuis septembre 2002.  Date à laquelle une rébellion armée, adossée à des pays limitrophes, a porté le glaive dans le sein de la mère patrie. Et depuis, les violations des droits humains ont été massives du côté de la coalition rebelle sans qu’aucune organisation n’agite l’épouvantail de la Cpi. La liste est longue, très longue. Nous nous contenterons de citer quelques cas que la corrompue Cpi refuse de voir. Dès les premières heures de la rébellion armée, les tueurs de Ouattara ont froidement assassiné des gendarmes avant de les enterrer dans des fosses communes, à Bouaké. Des gendarmes désarmés qui étaient en détention ont été mitraillés. Les faits ont été rendus publics par Amnesty International. La Cpi a fait l’aveugle et le sourd. Aussi, les localités de Guitrozon et Petit Duékoué, dans le département de Duékoué, ont été la cible des seigneurs de la guerre. Hommes, femmes, vieillards et enfants, surpris dans leur sommeil par une bande d’écervelés qui les ont découpés  à la machette, avant de les brûler. Ceux qui fuyaient le brasier ont été fusillés. Ce barbarisme d’un autre âge n’a pas enregistré la moindre condamnation de la Cpi. Et pourtant, les femmes et les enfants sont classés au nombre des personnes vulnérables. C’est cruel. Mais, ainsi va la vie de la Cpi. Une cour aux mains d’une poignée d’impérialistes véreux qui l’agitent en fonction de leurs intérêts. Comment voulez-vous donc que la Cpi démêle l’écheveau du massacre des jeunes patriotes devant l’Hôtel Ivoire, en 2004 ? Si elle est sous perfusion des grandes puissances. Sous prétexte du bombardement d’un cantonnement français, à Bouaké, la soldatesque chiraquienne, non contente d’avoir anéanti la quasi-totalité des aéronefs de l’armée ivoirienne, a prédisposé une centaine de chars dans le périmètre de l’Hôtel Ivoire, à un jet de pierre de la résidence du chef de l’Etat. Les jeunes ivoiriens qui protestaient aux mains nues cette occupation de fait, ont été sauvagement assassinés sans que leur mort n’émeuve personne, encore moins la Cpi. Même l’opposition factionnelle Ib-Soro a tourné à la chasse à l’homme dans les rues de Bouaké. Des jeunes soupçonnés d’être à la solde d’Ib ont été arrêtés et enfermés dans des conteneurs où ils sont morts, étouffés. Leurs fosses communes sont repérables à Korhogo. Que fait la Cpi ? Quels critères président à son fonctionnement ? Pourquoi elle est en transe lorsqu’il y a des morts du côté de ceux qui ont rompu les amarres de la légalité constitutionnelle et reste de marbre lorsque des vigiles et techniciens de la Rti sont ligotés et brûlés ? L’embargo sur les médicaments ne constitue-t-il pas une atteinte aux droits des Ivoiriens qui, pour la plupart, sont pris, contre leur gré, dans les forces politiques centripètes et centrifuges ? Autant d’interrogations qui méritent des réponses apodictiques de la part de la Cpi, ce gendarme des Droits de l’Homme. Qui, visiblement, s’est  installée dans une justice à géométrie variable. Et, c’est dommage !
Tché Bi Tché
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