Aziz Pahad, ancien ministre des Affaires étrangères et Député Sud-Africain. Quelle est la vérité sur la Crise Ivoirienne ?



par Mel Essis     trad.française : par Alexis Zamblé.

En Côte d’ivoire, la crise s’approfondissant et la guerre civile menaçante ont un potentiel sérieux pour perturber la paix et la stabilité dans la région entière.
Ceci aura des conséquences négatives pour l’Afrique toute entière, incluant l’Afrique du Sud. Il est dès lors vital que l’Afrique du Sud et l’Afrique agissent principalement et de façon décisive pour aider à la stabilisation de la situation et des conditions d’une paix, d’une stabilité et d’une démocratie durable.
Les publications des média ont dépeint de façon simpliste la situation comme une bataille entre watra « le gagnant démocratique » et Gbagbo « le despote perdant » qui refuse de céder le pouvoir et qui doit de ce fait enlevé par la force.
Quelques puissances majeurs (occidentales) ont conduit (implémenté) cet ordre du jour (agenda) et le secrétaire général de L’ONU, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Conseil de Paix et de sécurité de l’Union africaine ont subit des pressions énormes pour suivre leurs dictats. (Dictats de l’impérialisme occidental).

La CEI ayant échoué à achever son travail dans les 72 heures stipulées, le CC a demandé qu’elle remette des informations au CC pour lui permettre de statuer et achever le processus
Plutôt que de remettre les documents ou continuer avec le travail de la CEI, son président Youssouf Bakayoko est allé tout seul au QG de Watra annoncer que ce dernier avait gagné les élections.
Le reste de la CEI a seulement pris conscience (et connaissance) de cette annonce quand ils l’on vu le faire en direct d’une télévision française (France 24).
Le CC, après étude de tous les documents et ayant consulté avec des acteurs clés a annoncé que Gbagbo avait gagné les élections. Constitutionnellement, le CC est la seule institution autorisée pour faire ainsi. Cette procédure a été suivie pour le premier tour et chacun a accepté l’autorité légale du Conseil Constitutionnel.
Une campagne de diffamation orchestrée a été lancée localement et internationalement contre Paul Yao N’dre, le président du CC, qui est fortement respecté dans la région.
Il a été commodément ignoré qu’il agissait dans le mandat de la constitution quand il a déclaré que l’annonce de Youssouf bakayoko était invalide.
Il y a des contradictions sérieuses dans les résultats annoncés par le Président de la CEI. Malgré cela et les violations brutes de la Constitution ivoirienne, des lois et procédures électorales de la Côte d’Ivoire, L’ONU, les puissances comme la France et les états unis, aussi bien que le représentant de l’ONU M. Choi, ont à la hâte soutenu la « victoire » de watra.
Le représentant de L’ONU, qui n’avait aucun mandat de l’ONU ou de l’UA, a agit en violation de tous les accords signés par les deux parties ivoiriennes. Ces accords, qui ont été dûment approuvés par l’UA et l’’ONU, ont clairement décrit le rôle du représentant de L’ONU qui était d’assurer que les élections soient libres et justes et ne pas se prononcer sur les résultats.
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