Après les déclarations de Gbagbo à la Cpi : La colère de la France


Cadres de l’UMP, le parti de Nicolas Sarkozy.
Publié le samedi 10 décembre 2011 | Soir Info – Bien introduites à l’Elysée (siège du pouvoir français), nos sources sont formelles. Les propos de Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale,
lors de sa première audition, le 5 décembre 2011, a provoqué une onde de choc au cœur du pouvoir français. ‘’ J`ai été arrêté le 11 avril 2011, sous les bombes françaises. Président de la République, la résidence du président de la République a été bombardée du 31 mars au 11 avril. Pendant qu`on bombardait cette résidence qui était à terre, nous, on s`est caché dans les trous de la résidence. Et une cinquantaine de chars français encerclaient la résidence pendant que les hélicoptères me bombardaient (…) C’est la France qui a fait le travail ’’, a déclaré à la face du monde Laurent Gbagbo, ex-chef de l’Etat ivoirien, qui n’a rien perdu de sa rhétorique. Des bouts de phrases qui auraient fait mal, aussi bien au président français qu’à tous ses collaborateurs les plus proches.

Ils étaient, selon nos sources, loin d’imaginer que l’ancien président de la République de Côte d’Ivoire déposerait entre leurs mains cette ‘’patate chaude’’ et réveillerait ce qui semblait progressivement se dissiper dans les esprits. Au sommet de l’Etat français, la sortie de Gbagbo n’a pas été appréciée. ‘’ Il aurait fallu rappeler à cette audience que le pouvoir français a agi sous le mandat de l’Onu’’, s’est indigné un conseiller du président français, rapportent nos informateurs. On explique d’ailleurs qu’à l’Elysée, cela a fait l’objet de discussions entre Nicolas Sarkozy et ses conseillers et quelques-uns de ses ministres. Nos sources confient que lors des échanges, certains ont souhaité une réaction officielle de la France pour rétablir la « vérité », quand d’autres ont estimé qu’il n’était pas, pour l’instant, nécessaire d’engager une quelconque polémique qui donnerait lieu à toutes sortes d’interprétations. Le débat a-t-il été tranché ? Nos informateurs ne nous donnent pas de détails à ce propos, mais nous suggèrent d’être attentif pour la suite des…évènements. Tout comme aucune décision n’a été prise lors des discussions quant à la retransmission en direct ou non, désormais, des audiences dans le cadre procès de Laurent Gbagbo à La Haye (Pays-Bas).
L`ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, écroué à La Haye dans la nuit du mardi 29 au mercredi 30 novembre 2011, est soupçonné par la Cour pénale internationale de quatre chefs de crimes contre l`humanité commis lors des violences post-électorales de 2010-2011. « Laurent Gbagbo aurait engagé sa responsabilité pénale individuelle, en tant que coauteur indirect, pour quatre chefs de crimes contre l`humanité à raison de meurtres, de viols et d`autres violences sexuelles, d`actes de persécution et d`autres actes inhumains », avait annoncé la Cpi dans un communiqué. La Cpi a confirmé l`incarcération de Laurent Gbagbo, 66 ans, sous le coup d`un mandat d`arrêt, au centre de détention de la Cour, à La Haye, où il a été transféré après son arrivée en avion à l`aéroport de Rotterdam , au Pays-Bas. Lors de sa comparution, à la première audience, Laurent Gbagbo a déclaré être dans des conditions normales de détention à la prison de La Haye. Il a cependant dénoncé les mauvaises conditions de son arrestation et de son assignation à résidence à Korhogo, dans le nord de la Côte d’Ivoire.
A BOUABRE

Après 3 mois de pouvoir voici le bilan du préfet:60 prisonniers politiques,2 millions de réfugiés et d’exilés


Ajoule:préfet ouattara et un de ses nervis passant une journée en toute décontractio
La Majorité Présidentielle Gbagbo, mardi 12 juillet
Combien de prisonniers politiques, le pouvoir Ouattara enregistrera-t-il en 2015, au terme du mandat du nouveau chef de l’Etat ? 2 mille, 3 mille ou 4 mille personnes, nul ne pourra faire cette mise en perspective avec exactitude. Même son de cloche pour le nombre d’exilés et de réfugiés. Des hommes, femmes et enfants qui sont actuellement environ 2 millions de personnes. Ayant fui les exactions et les pillages perpétrés par les forces pro-Ouattara, officiellement baptisées désormais Frci, ces Ivoiriens vivent, depuis le 11 avril dernier, date du coup d’Etat de la France contre le Président Gbagbo, dans des conditions inacceptables hors de la mère patrie. Il est vrai que les populations ivoiriennes restées au pays ne sont pas cependant bien loties. Mais être contraint à l’exil constitue une « abomination » pour tout citoyen. C’est donc une abomination que vivent les Ivoiriens depuis plus de 3 mois. Malheureusement, rien n’est fait par le nouveau pouvoir pour inverser la tendance. Bien au contraire, les exactions se poursuivent dans les villages, hameaux et villes ; les arrestations illégales ne s’estompent pas et les violations des droits de l’homme sont à leur sommet. Dans son communiqué daté du 15 juin 2011, la ligue ivoirienne des droits de l’Homme (Lidho) dénonce cette situation en ces termes : « la Côte d’Ivoire continue d’être le théâtre de graves violations de droits de l’homme, qui se déclinent entre autres en atteintes au droit à la vie, aux libertés de circulation, de presse, d’opinion, d’expropriation de biens meubles et immeubles (voitures, plantations, etc.) et d’occupation de domiciles privés. En effet, de façon régulière notre monitoring de la presse et les différents rapports de nos sections font état desdites violations que confirment par ailleurs les organisations internationales de défense des droits de l’homme et de promotion de la démocratie. Les populations continuent de vivre dans l’angoisse du fait d’une situation sécuritaire qui reste préoccupante. Des domiciles continuent d’être visités et pillés de nuit comme de jour, des familles séquestrées par des hommes armés se réclamant des Forces Républicaines Côte d’Ivoire (FRCI), sous le prétexte de perquisitions à la recherche de caches d’armes qui se terminent bien souvent par des exécutions sommaires de personnes civiles ». Comme on le voit, le bilan des trois mois de pouvoir du chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, au plan des droits de l’homme, est désastreux.
Source : Facebook